Mille et une pages

Mes avis de lecture, en toute simplicité.

mercredi 16 décembre 2009

Loving Frank de Nancy Horan

loving_frank    Quand Babelio a lancé sa nouvelle édition de ico_critique, je n'ai pas hésité une minute à choisir ce titre dont j'avais lu de très bonnes critiques, notamment chez Fashion.

De quoi ça parle :

    Ce roman raconte la terrible histoire de Mamah Borthwick Cheney et le célèbre architecte du début du XXe siècle, Frank Lloyd Wright. Terrible parce que Mamah et Frank sont dès le départ des amoureux maudits.
     Mamah et Edwin, son mari, vont faire appel à Frank pour construire leur nouvelle maison. Un amour irréversible va naître entre la jeune femme et l'architecte. et malgré tous leurs efforts pour rompre cette relation, ils finiront par s'enfuir tous les deux, abandonnant en quelque sorte conjoints et enfants. Mais au début du XXe siècle, un tel acte n'est pas monnaie courante et le scandale va enfler sans cesse à l'égard du couple.
    Après des années passées à traverser le globe ensemble, le couple reviendra se fixer aux Etats-Unis en 1914. Mais il est écrit que leur histoire ne peut bien se terminer...

Ce que j'en ai pensé :

    Je vais devoir faire mon coming-out et avouer que j'aime les histoires d'amour. Alors quand ce sont des histoires d'amour intelligemment écrites, imaginez que je ne peux résister.
    La première partie du livre montre à quel point l'amour, le vrai, ne peut être combattu. Et Mamah et Frank ne pourront écouter leur raison.
    Ce roman offre un tableau très complet sur les moeurs de l'époque et montre à quel point la société a évolué en matière d'émancipation de la femme. En effet, Mamah va devoir tout abandonner pour pouvoir vivre avec l'homme qu'elle aime, jusqu'à ses enfants. C'est d'ailleurs le point qui m'a le plus interrogée car on ressent finalement très peu dans le récit du narrateur le manque réel de ses enfants.
    Si j'ai aimé ce roman, je dois avouer avoir eu un petit passage à vide aux 2/3 de l'histoire où le récit perd un peu en vigueur. Par contre, la fin m'a littéralement retournée car, ne connaissant pas l'histoire de ce couple, je ne m'y attendais absolument pas, hormis quelques pages avant l'événement où on sent monter le malaise. Mais je n'en dirai pas plus.

    Je remercie Guillaume de Babelio et les Editions Buchet-Chastel pour m'avoir permis cette découverte.
    Je vous invite à aller lire également les avis d'Amanda, Fashion, Cathulu, Cuné, Kathel et Esmeraldae, si ce n'est déjà fait.

challenge_du_1_litteraire_2009 19/21

dimanche 13 décembre 2009

La quête de Sana de Richard Zimler

sana    Comme Pimprenelle et moi en avions toutes les deux fait la demande surblog_o_book, c'était un titre tout trouvé pour notre LECTURE DU DIMANCHE.

De quoi ça parle :

    Ce livre est assez particulier puisqu'il éclaire des destins que l'auteur a croisés et sur lesquels il a décidé d'écrire.
    Richard Zimler fait la connaissance de Sana en 2000, en Australie. Elle lui confie à quel point ses écrits l'ont touchée. Le lendemain, il assistera au suicide de la jeune femme.
    Impossible pour lui de ne pas chercher à savoir qui est cette femme et ce qui l'a poussée à un tel acte, juste après qu'ils se soient entretenus.
    Il va donc faire la connaissance d'Hélena, une amie d'enfance de Sana. Une amitié très particulière puisque qu'Hélena est israélienne alors que Sana est palestinienne. Bribe après bribe, Zimler va réussir à ressusciter un passé douloureux mais également à lever de nombreuses zones d'ombre. Il ne se doute pas un instant en entamant cette enquête et l'écriture de ce récit de l'ampleur de ce qu'il va découvrir.

Ce que j'en ai pensé :

    C'est un livre qui m'a beaucoup touchée. On y lit un témoignage fort sur le conflit qui oppose deux peuples et sur les souffrances ressenties dans les deux camps. Au-delà de cela, il y a ce lien fort qui malgré tout unit deux femmes que tout oppose.
    Si je n'ai pas été particulièrement touchée par l'écriture, je dois dire que le fond m'a lui beaucoup interpellée. Je suis très sensible à ces romans qui nous instruisent chaque jour un peu plus sur ce qui se passe dans le monde qui nous entoure. Le récit des mésaventures, si je puis dire, du frère de Sana m'a laissé un goût très amer. On n'a pas assez conscience de la violence qui sévit partout dans le monde et des atrocités qui sont commises au nom de prétextes plus douteux les uns que les autres.

    J'ai hâte d'aller lire ce que Pimprenelle en a pensé. Je vous conseille également les avis de Leiloona et Keisha.
    Merci encore à Blog-O-Book et aux Editions "Le cherche Midi" de m'avoir permis cette lecture que je ne suis pas prête d'oublier.

Calepin

jeudi 10 décembre 2009

El ultimo lector de David Toscana

david_toscana_el_ultimo_lector_ed_zulma_L_1    Et voilà, je relâche enfin ce Livre_voyageur gentiment prêté par Kathel dont vous pouvez lire le billet ICI.

De quoi ça parle :

    Dans un village du Nord du Mexique frappé par la sécheresse, Lucio bibliothécaire assez atypique a bien du mal à faire la part entre la réalité et la fiction. Ainsi quand Remigio, son fils, lui confie avoir retrouvé dans son puits (le seul qui ait encore de l'eau) le cadavre d'une petite fille, c'est dans les livres qu'il va tenter de trouver la solution à ce problème ainsi qu'à l'énigme que pose l'identité du meurtrier. Ainsi tout ce roman va tourner autour des divagations du bibliothécaire et même la mère de l'enfant va rentrer dans ce "délire" autour des ressemblances troublantes qu'il y a entre l'histoire de sa fille et d'autres romans.

Ce que j'en ai pensé :

    Ce fut une lecture très étrange. Tout d'abord, ce roman demande une concentration extrême car on saute sans cesse de la réalité à la fiction puisque la fiction nourrit de manière constante ce qui se passe dans le quotidien des personnages. Ensuite, je ne suis pas certaine d'avoir tout suivi, d'avoir saisi tout l'enjeu de ce livre. S'il fallait deviner qui est le meurtrier de la fillette, je suis passée à côté. Certes, c'est un roman qui joue sur les pouvoirs de la fiction mais malgré le plaisir que j'ai eu à la lecture de nombreux passages, l'ensemble me laisse un goût étrange.

    C'est ma deuxième rencontre avec un auteur mexicain et c'est encore un avis en demi-teinte.

    Ce livre va donc retourner enfin au bercail. Kathel, je te remercie vraiment pour ce prêt !

samedi 5 décembre 2009

L'amour au jardin de Jean-Pierre Otte

amour_au_jardin    Voici aujourd'hui mon 10ème maillon de la chaîne des livres lancée par Ys en début d'année. Ce maillon est le choix de Yohann.

chainelivres

    Ce petit livre est très original. En effet, pas d'intrigue mais une succession de "tableaux" si je puis dire, mais de tableaux vivants. En effet, le lecteur est entraîné au beau milieu d'un jardin pour observer la vie de la flore et de la faune qui y évolue. Et plus particulièrement comment tous ces êtres vivants aiment et se reproduisent.
    Le style est une vraie merveille, les phrases sont ciselées et les termes d'une précision d'orfèvre. On découvre un jardin sous un angle que l'on n'aurait pas soupçonné.
    Toutefois, je dois avouer que je n'en ai lu que la moitié car ce genre de livres n'a pas réussi à me donner envie d'aller au bout. J'ai donc lu toute la première partie consacrée aux végétaux et je l'ai refermé. Ma curiosité n'a pas été titillée plus que cela.

    Je suis une des seules pour qui la magie n'a pas opéré, puisque hormis Lune de Pluie tous les maillons précédents ont pris beaucoup de plaisir à cette lecture.

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jeudi 3 décembre 2009

Qu'as-tu fait de cet amour ? d'Arnaud Molinié

molini_    Ce livre est un premier roman que j'ai eu l'occasion de recevoir dans le cadre d'une opération très intéressante puisque bientôt aura lieu le premier "web dating" littéraire. J'aurai donc l'occasion de rencontrer dix auteurs au sujet de leur livre et chacun d'eux pendant 15 minutes.

De quoi ça parle :
    Le narrateur est un commissaire de police mais ce roman est finalement loin d'être un polar. Au début du roman, toutefois, il y a bien un cadavre. S'il semble évident de devoir conclure à un suicide, les lettres laissées par le suicidé intriguent le commissaire qui va vivre une drôle d'expérience. Une expérience paranormale ? J'hésite à employer ce terme qui ne colle pas du tout avec le style du roman. Je choisirais par défaut le terme "une expérience poétique".
    Car le suicidé s'adresse en fait à une étoile dont il est tombé amoureux. Oui, une étoile. Et le narrateur va lui aussi faire l'expérience de parler avec cette étoile. Et l'astre va lui confier un secret qui va mener lecteur et narrateur sur les traces d'un personnage qui a perdu l'essentiel...

Ce que j'en ai pensé :
    Arnaud Molinié livre ici son premier roman. C'est un manuscrit de jeunesse qu'il a voulu publier à la mort de son ami d'enfance.
    Le style est fluide et agréable et une fois que l'on a accepté l'intrusion de l'étoile, on prend beaucoup de plaisir à laisser notre âme divaguer et à découvrir l'histoire touchante de Pavlo.
    Ce qui est plaisant c'est que ce roman échappe finalement à une classification générique : ce n'est à mon sens ni un roman policier, ni un roman fantastique (malgré le dialogue entre l'homme et l'étoile). L'auteur y mêle des lettres, des pages de journal intime. Et ce patchwork donne au final quelque chose d'assez réussi.
    Puisque ce roman est un texte de jeunesse, j'espère que l'auteur reprendra la plume.

    Je remercie Stéphanie Lacaille de m'avoir donné l'opportunité de découvrir ce premier roman.

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lundi 30 novembre 2009

84 Charing Cross Road d'Helene Hanff

Charing
    Il y a quelques semaines, je participais au swap Book Inside chez Ys et je recevais un superbe colis de Yueyin qui contenait ce roman.
    J'ai profité de ce que Lounima et Hathaway avaient programmé une lecture commune sur ce titre pour me joindre à elles.

De quoi ça parle :
    Ce livre est la correspondance échangée entre une américaine passionnée de livres et son libraire anglais. Le lecteur va suivre de lettre en lettre une relation qui va devenir très amicale entre ces deux amoureux du livre. Hélène Hanff est une cliente des plus particulières, pénible à ses heures mais également tellement généreuse. Frank Doel va pendant des années lancer toutes les recherches pour mettre la main sur les livres dont elle a envie. Une correspondance enlevée.

Ce que j'en ai pensé :
    C'est un petit livre qui se laisse dévorer car le rythme y est rapide comme souvent dans les romans épistolaires. Les personnages sont attachants chacun à leur manière, même si Helène est souvent fort agaçante. Toutefois, je suis un peu restée sur ma faim et je ne saurais trop expliquer pourquoi. Une lecture agréable certes, mais qui ne m'aura pas touchée comme d'autres lecteurs pour lesquels ce fut un coup de coeur.

Encore d'autres avis : Gio, Line66, Cynthia, Marie L, Levraoueg, Yueyin

dimanche 29 novembre 2009

Le troisième mensonge d'Agota Kristof

troisi_me_mensonge    Nous avions lu les deux précédents, nous ne pouvions Pimprenelle et moi faire l'impasse sur le dernier opus de la trilogie des jumeaux. J'avais assez accroché avec le premier, bien moins avec le second. Je vais vous dire si bien m'en a pris d'aller au bout.

De quoi ça parle :

    Il va être bien difficile de résumer ce roman qui comporte en fait les clés de cette trilogie. Après avoir suivi les divagations de nos jumeaux, on va davantage lire la version de Klaus sur son histoire. Et celle-ci ne ressemble pas du tout à celle que nous en avons eu dans le premier roman. Ce roman permet de voir comment le truchement de l'écriture a permis à l'enfant de vivre, et même de survivre, à une enfance abominable et chargée de douleur. L'écriture apparaît alors nécessaire comme dérivatif à la pesanteur de la réalité.

Ce que j'en ai pensé :

    Je ne regrette pas d'avoir lu ce dernier tome de la trilogie car je voulais savoir de quoi il en retournait. Toutefois, je pense que ne pas lire du tout ces trois romans ne m'aurait pas manqué.
    Je n'ai définitivement pas accroché au style et j'ai souvent dû m'accrocher aux branches pour comprendre qui parlait et de qui.
    En bref, je salue l'auteur pour la construction de son oeuvre mais je ne peux pas dire que cela m'ait vraiment plu et encore moins que j'aurais plaisir à le relire, notamment pour aller chercher dans le premier tome les passages éclairés par le troisième.

Allons voir chez Pimprenelle ce qu'elle en a pensé.Calepin

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mardi 24 novembre 2009

Le coût de la panne de Laurence Jyl

cout_de_la_panne    Voici le roman que j'ai eu l'opportunité de recevoir pour le partenariat de novembre avec blog_o_book et les Editions Robert Laffont que je remercie conjointement de ce partage autour de la littérature. La couverture colorée et la mention de "comédie réjouissante" sur la 4e de couverture m'avaient donné envie de cette découverte.

De quoi ça parle :

    La famille Sertilange coulait des jours heureux à Draguignan. Mais Monsieur obtient une promotion à la Poste et la famille va devoir quitter le soleil pour aller s'installer en région parisienne. Non, ce ne sera pas un "Bienvenue chez les Parigots" à l'image du film qui a fait rire la France entière (ou presque) il n'y a pas si longtemps.
    L'installation se fait tant bien que mal et la famille commence à prendre certains repères. Mais le soir de la finale de l'émission de télé-réalité "Regardez-les vivre", le poste de télévision tombe en panne. Et c'est le drame. Mme Sertilange va avoir l'idée de regarder la télé des voisins avec une paire de jumelle, en attendant qu'un réparateur puisse venir.
    Mais cela va marquer le début d'un complet bouleversement dans la famille car Mme Sertilange va désormais occuper ses journées à épier ce qui se passe dans tous les appartements de l'immeuble d'en face. Et cette nouvelle manie va la mener à des extravagances toujours plus fortes, entraînant toute sa famille dans le marasme.

Ce que j'en ai pensé :

    Ce roman se veut une critique de la télé-réalité et de cette société qui vit dans le paraître et l'envie de son voisin. Le ton est léger et le livre se lit très vite. Peut-être trop d'ailleurs car je trouve que finalement, on ne va pas assez loin dans la dénonciation. On rit certes mais justement, ça ne grince pas assez, ça reste assez loufoque dans l'ensemble.
    Ce que j'ai le moins aimé (et qui séduira d'autres lecteurs au contraire) c'est que la narration soit assumée par la plus jeune fille de la maison. Et donc le lecteur est contraint d'écouter la version de cette enfant de dix ans qui ne fait aucun effort pour produire des négations complètes. Et un style oral, certes fait exprès, pendant plus de 200 pages, ça m'épuise. Mais je dois dire que c'est vraiment quelque chose qui m'est personnel.

    Un livre léger donc mais qui selon moi ne parvient pas à accrocher ses prétentions de départ. Je vous conseille les avis plus enthousiastes de Celsmoon, SD49, Tiphanie et Eléa.

lundi 23 novembre 2009

L'envolée belle de Martin Prinz

envolee_belle    Il y a quelques semaines, je recevais un mail des éditions Absalon me proposant la lecture de ce livre. C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai accepté la proposition.

De quoi ça parle :

    Ce roman raconte la course effrénée de Johann Rettenberger, un braqueur de banque qui a défrayé la chronique en Autriche dans les années 1980. Non seulement, il braquait de nombreuses banques le visage caché par un masque de Ronald Reagan mais il semblait également capable de courir toujours plus loin et plus longtemps, échappant ainsi à toute tentative de l'arrêter.
    Le lecteur se retrouve ainsi plongé dans sa course infernale, dans sa fuite en avant. C'est l'occasion de partager pendant 150 pages le quotidien d'un criminel en fuite.

Ce que j'en ai pensé :

    J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre. Le rythme y est haletant et la narration recherchée. L'essentiel de la narration se fait à la troisième personne mais du point de vue du personnage. Le narrateur joue avec l'ordre du récit et raconte de nombreux pans du passé du personnage pour éclairer son présent. On a également certaines anticipations qui renforcent cette impression de chute inéluctable. Parfois, se rajoutent en italiques des paroles plus journalistiques qui offrent un éclairage complet de la situation.
    C'est une oeuvre assez atypique qui donne cette impression d'être littéralement embarqué dans le corps du personnage. Je vous le conseille vraiment.
    Si certains d'entre vous souhaitent le découvrir, je me ferai un plaisir d'en faire un LIVRE VOYAGEUR.

Je remercie encore les éditions ABSALON pour cette découverte.

absalon

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dimanche 22 novembre 2009

La preuve d'Agota Kristof

la_preuve    Il y a de cela quelques semaines, Pimprenelle et moi vous présentions notre lecture du roman Le grand cahier. Celui-ci étant le premier d'une trilogie et Pimprenelle ayant particulièrement aimé (et piaffant d'impatience, rires), nous voici donc parties à l'assaut du deuxième volume pour cette LECTURE DU DIMANCHE.

De quoi ça parle :

    Vous vous rappelez des jumeaux Claus et Lucas ? Pour ne pas trop en dévoiler sur la fin du premier, je me contenterai de vous dire que ce roman est surtout celui de Lucas.
    En effet, on le retrouve plusieurs années après, seul cette fois, toujours dans la même ville. S'il a été soupçonné par la police, il est de moins en moins inquiété et mène son petit bonhomme de chemin, vivant plus ou moins bien des légumes qu'il cultive et vend.
    Autour de lui gravitent plusieurs personnages : le curé à qui il donne à manger et avec qui il joue aux échecs, Claudia la bibliothécaire qu'il poursuit de ses assiduités, Yasmine et son enfant Mathias qui est infirme. Mais aussi beaucoup d'autres personnages et tout cela sur un arrière-fond de guerre et de délation.
    Mais Lucas n'est pas le gentil héros de roman que l'on pourrait croire qu'il est.

Ce que j'en ai pensé :

    Mon sentiment est des plus mitigés, je dois l'avouer. Cette fois encore, j'ai lu d'une traite mais avec l'envie d'en terminer... J'ai trouvé le style beaucoup plus pauvre, se cantonnant la plupart du temps à la simple juxtaposition de dialogues courts voire insipides. Si la violence et les scènes sexuelles sont moins fréquentes, je les ai trouvées de fait encore plus marquées, voire choquantes.
    J'ai trouvé les personnages complètement en dehors d'une réalité possible, cette fois. Alors que cela m'avait moins marquée dans le premier. Je dois cependant reconnaître la volonté d'être un roman engagé contre les régimes dictatoriaux. Mais pour une raison que je ne m'explique pas (d'autant qu'honnêtement aucune comparaison n'est possible), je me suis autant sentie étrangère aux personnages que dans un roman de Boris Vian. J'ai trouvé qu'ils flirtaient trop souvent avec l'absurde.
    La dernière partie m'a rendue et perplexe et les dernières pages m'ont par contre littéralement scotchée. Du coup, impossible de ne pas lire le troisième afin de connaître le fin mot de l'histoire... c'est malin...

Quelques mots qui m'ont touchée :
Calepin
     *  "Je suis convaincu, Lucas, que tout être humain est né pour écrire un livre, et pour rien d'autre. Un livre génial, ou un livre médiocre, peu importe, mais celui qui n'écrira rien est un être perdu, il n'a fait que passer sur la terre sans laisser de trace."

    *   "Chacun d'entre nous dans sa vie commet une erreur mortelle, et quand nous nous en rendons compte, l'irréparable s'est déjà produit."

    Je pense que Pimprenelle aura davantage aimé que moi, je commence à connaître ses goûts. Et pour la première fois, nous avons l'honneur d'arborer le joli logo de Calepin.

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