Mille et une pages

Mes avis de lecture, en toute simplicité.

lundi 30 novembre 2009

84 Charing Cross Road d'Helene Hanff

Charing
    Il y a quelques semaines, je participais au swap Book Inside chez Ys et je recevais un superbe colis de Yueyin qui contenait ce roman.
    J'ai profité de ce que Lounima et Hathaway avaient programmé une lecture commune sur ce titre pour me joindre à elles.

De quoi ça parle :
    Ce livre est la correspondance échangée entre une américaine passionnée de livres et son libraire anglais. Le lecteur va suivre de lettre en lettre une relation qui va devenir très amicale entre ces deux amoureux du livre. Hélène Hanff est une cliente des plus particulières, pénible à ses heures mais également tellement généreuse. Frank Doel va pendant des années lancer toutes les recherches pour mettre la main sur les livres dont elle a envie. Une correspondance enlevée.

Ce que j'en ai pensé :
    C'est un petit livre qui se laisse dévorer car le rythme y est rapide comme souvent dans les romans épistolaires. Les personnages sont attachants chacun à leur manière, même si Helène est souvent fort agaçante. Toutefois, je suis un peu restée sur ma faim et je ne saurais trop expliquer pourquoi. Une lecture agréable certes, mais qui ne m'aura pas touchée comme d'autres lecteurs pour lesquels ce fut un coup de coeur.

Encore d'autres avis : Gio, Line66, Cynthia, Marie L, Levraoueg, Yueyin

dimanche 29 novembre 2009

Le troisième mensonge d'Agota Kristof

troisi_me_mensonge    Nous avions lu les deux précédents, nous ne pouvions Pimprenelle et moi faire l'impasse sur le dernier opus de la trilogie des jumeaux. J'avais assez accroché avec le premier, bien moins avec le second. Je vais vous dire si bien m'en a pris d'aller au bout.

De quoi ça parle :

    Il va être bien difficile de résumer ce roman qui comporte en fait les clés de cette trilogie. Après avoir suivi les divagations de nos jumeaux, on va davantage lire la version de Klaus sur son histoire. Et celle-ci ne ressemble pas du tout à celle que nous en avons eu dans le premier roman. Ce roman permet de voir comment le truchement de l'écriture a permis à l'enfant de vivre, et même de survivre, à une enfance abominable et chargée de douleur. L'écriture apparaît alors nécessaire comme dérivatif à la pesanteur de la réalité.

Ce que j'en ai pensé :

    Je ne regrette pas d'avoir lu ce dernier tome de la trilogie car je voulais savoir de quoi il en retournait. Toutefois, je pense que ne pas lire du tout ces trois romans ne m'aurait pas manqué.
    Je n'ai définitivement pas accroché au style et j'ai souvent dû m'accrocher aux branches pour comprendre qui parlait et de qui.
    En bref, je salue l'auteur pour la construction de son oeuvre mais je ne peux pas dire que cela m'ait vraiment plu et encore moins que j'aurais plaisir à le relire, notamment pour aller chercher dans le premier tome les passages éclairés par le troisième.

Allons voir chez Pimprenelle ce qu'elle en a pensé.Calepin

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jeudi 26 novembre 2009

La princesse des glaces de Camilla Läckberg

princesse_des_glaces    Voilà des mois que j'attendais de le lire. Je l'avais réservé dans la bibliothèque de ma ville et la personne avant moi a eu l'indélicatesse de le garder des mois...

De quoi ça parle :

    Erica est une jeune femme qui écrit des biographies et a dû revenir dans sa ville natale suite au décès de ses parents.
    Mais pendant son séjour, on retrouve le cadavre d'une de ses amies d'enfance, Alex. Si à première vue, cela ressemble à un suicide, cette thèse sera vite écartée. On lui a tailladé les veines dans sa baignoire...
    Erica va très vite se retrouver mêlée à cette histoire. Elle connaît tout le monde notamment un des policiers sur l'affaire, Patrick. Et une passion va vite se nouer entre ces deux-là.
    Plus l'enquête avance et plus les liens étranges unissant certains habitants de la ville vont se révéler troublants.

Ce que j'en ai pensé :

    On m'avait prévenu mais tout de même...
    Je dois avouer que si j'ai terminé ce livre c'est parce qu'en bonne curieuse que je suis, j'étais obligée de savoir qui était l'assassin.
    Mais autour de ça, mon Dieu que de chichis. Je n'en pouvais plus des états d'âme amoureux d'Erica et de Patrick mais également de tous ces dialogues insipides qui ne servent à rien, de cet étalage de quotidien. Et si on rit une fois d'Erica qui se demande, comme Bridget Jones, quel modèle de culotte adopter pour son premier rendez-vous, on se lasse vite.
    Car tout de même... Je n'ai rien contre la chick-litt hein. Mais quand je lis un polar, mon horizon d'attente n'est pas le même. Alors être embourbée dans les états d'âmes d'Erica, la vie amoureuse de sa soeur et tout un tas d'autres considérations inutiles à l'histoire, c'est lassant.
    J'ai donc utilisé de mon droit d lecteur et opéré de grandes diagonales dans ce fleuve de mièvreries.
    Au final, une intrigue pas mauvaise même si la résolution d'une disparition m'a semblée beaucoup trop simple et rebattue. Mais bon.
    Il paraît que le suivant est meilleur... On verra l'an prochain...

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mercredi 25 novembre 2009

Quand il n'y en a plus...

Ben il y en a encore. Et cette fois, c'est Kathel qui me tague en vert.
Je vais y mêler un peu de jaune car Saraswati m'avait taguée il y a quelques temps et que je n'y avais pas répondu.

sapin Terre_des_oublis  misstigri_verte nice vert_anis

for_t_de_pins

Même si j'aime le vert, je me rends compte que finalement, je n'ai pas de couleur dominante dans ce que je peux avoir autour de moi. Donc un sapin car c'est bientôt Noël, Terre des oublis car ce fut une magnifique découverte, L'illustratrice Misstigri dont j'adore les dessins, Nice car c'est ma ville de coeur, la nuance de vert que j'aime le plus et pour finir ce qui me manque c'est-à-dire les forêts de pins.

Et une petite touche de jaune pour finir, couleur que n'ai pas du tout autour de moi.
tournesol

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mardi 24 novembre 2009

Le coût de la panne de Laurence Jyl

cout_de_la_panne    Voici le roman que j'ai eu l'opportunité de recevoir pour le partenariat de novembre avec blog_o_book et les Editions Robert Laffont que je remercie conjointement de ce partage autour de la littérature. La couverture colorée et la mention de "comédie réjouissante" sur la 4e de couverture m'avaient donné envie de cette découverte.

De quoi ça parle :

    La famille Sertilange coulait des jours heureux à Draguignan. Mais Monsieur obtient une promotion à la Poste et la famille va devoir quitter le soleil pour aller s'installer en région parisienne. Non, ce ne sera pas un "Bienvenue chez les Parigots" à l'image du film qui a fait rire la France entière (ou presque) il n'y a pas si longtemps.
    L'installation se fait tant bien que mal et la famille commence à prendre certains repères. Mais le soir de la finale de l'émission de télé-réalité "Regardez-les vivre", le poste de télévision tombe en panne. Et c'est le drame. Mme Sertilange va avoir l'idée de regarder la télé des voisins avec une paire de jumelle, en attendant qu'un réparateur puisse venir.
    Mais cela va marquer le début d'un complet bouleversement dans la famille car Mme Sertilange va désormais occuper ses journées à épier ce qui se passe dans tous les appartements de l'immeuble d'en face. Et cette nouvelle manie va la mener à des extravagances toujours plus fortes, entraînant toute sa famille dans le marasme.

Ce que j'en ai pensé :

    Ce roman se veut une critique de la télé-réalité et de cette société qui vit dans le paraître et l'envie de son voisin. Le ton est léger et le livre se lit très vite. Peut-être trop d'ailleurs car je trouve que finalement, on ne va pas assez loin dans la dénonciation. On rit certes mais justement, ça ne grince pas assez, ça reste assez loufoque dans l'ensemble.
    Ce que j'ai le moins aimé (et qui séduira d'autres lecteurs au contraire) c'est que la narration soit assumée par la plus jeune fille de la maison. Et donc le lecteur est contraint d'écouter la version de cette enfant de dix ans qui ne fait aucun effort pour produire des négations complètes. Et un style oral, certes fait exprès, pendant plus de 200 pages, ça m'épuise. Mais je dois dire que c'est vraiment quelque chose qui m'est personnel.

    Un livre léger donc mais qui selon moi ne parvient pas à accrocher ses prétentions de départ. Je vous conseille les avis plus enthousiastes de Celsmoon, SD49, Tiphanie et Eléa.

lundi 23 novembre 2009

L'envolée belle de Martin Prinz

envolee_belle    Il y a quelques semaines, je recevais un mail des éditions Absalon me proposant la lecture de ce livre. C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai accepté la proposition.

De quoi ça parle :

    Ce roman raconte la course effrénée de Johann Rettenberger, un braqueur de banque qui a défrayé la chronique en Autriche dans les années 1980. Non seulement, il braquait de nombreuses banques le visage caché par un masque de Ronald Reagan mais il semblait également capable de courir toujours plus loin et plus longtemps, échappant ainsi à toute tentative de l'arrêter.
    Le lecteur se retrouve ainsi plongé dans sa course infernale, dans sa fuite en avant. C'est l'occasion de partager pendant 150 pages le quotidien d'un criminel en fuite.

Ce que j'en ai pensé :

    J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre. Le rythme y est haletant et la narration recherchée. L'essentiel de la narration se fait à la troisième personne mais du point de vue du personnage. Le narrateur joue avec l'ordre du récit et raconte de nombreux pans du passé du personnage pour éclairer son présent. On a également certaines anticipations qui renforcent cette impression de chute inéluctable. Parfois, se rajoutent en italiques des paroles plus journalistiques qui offrent un éclairage complet de la situation.
    C'est une oeuvre assez atypique qui donne cette impression d'être littéralement embarqué dans le corps du personnage. Je vous le conseille vraiment.
    Si certains d'entre vous souhaitent le découvrir, je me ferai un plaisir d'en faire un LIVRE VOYAGEUR.

Je remercie encore les éditions ABSALON pour cette découverte.

absalon

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dimanche 22 novembre 2009

La preuve d'Agota Kristof

la_preuve    Il y a de cela quelques semaines, Pimprenelle et moi vous présentions notre lecture du roman Le grand cahier. Celui-ci étant le premier d'une trilogie et Pimprenelle ayant particulièrement aimé (et piaffant d'impatience, rires), nous voici donc parties à l'assaut du deuxième volume pour cette LECTURE DU DIMANCHE.

De quoi ça parle :

    Vous vous rappelez des jumeaux Claus et Lucas ? Pour ne pas trop en dévoiler sur la fin du premier, je me contenterai de vous dire que ce roman est surtout celui de Lucas.
    En effet, on le retrouve plusieurs années après, seul cette fois, toujours dans la même ville. S'il a été soupçonné par la police, il est de moins en moins inquiété et mène son petit bonhomme de chemin, vivant plus ou moins bien des légumes qu'il cultive et vend.
    Autour de lui gravitent plusieurs personnages : le curé à qui il donne à manger et avec qui il joue aux échecs, Claudia la bibliothécaire qu'il poursuit de ses assiduités, Yasmine et son enfant Mathias qui est infirme. Mais aussi beaucoup d'autres personnages et tout cela sur un arrière-fond de guerre et de délation.
    Mais Lucas n'est pas le gentil héros de roman que l'on pourrait croire qu'il est.

Ce que j'en ai pensé :

    Mon sentiment est des plus mitigés, je dois l'avouer. Cette fois encore, j'ai lu d'une traite mais avec l'envie d'en terminer... J'ai trouvé le style beaucoup plus pauvre, se cantonnant la plupart du temps à la simple juxtaposition de dialogues courts voire insipides. Si la violence et les scènes sexuelles sont moins fréquentes, je les ai trouvées de fait encore plus marquées, voire choquantes.
    J'ai trouvé les personnages complètement en dehors d'une réalité possible, cette fois. Alors que cela m'avait moins marquée dans le premier. Je dois cependant reconnaître la volonté d'être un roman engagé contre les régimes dictatoriaux. Mais pour une raison que je ne m'explique pas (d'autant qu'honnêtement aucune comparaison n'est possible), je me suis autant sentie étrangère aux personnages que dans un roman de Boris Vian. J'ai trouvé qu'ils flirtaient trop souvent avec l'absurde.
    La dernière partie m'a rendue et perplexe et les dernières pages m'ont par contre littéralement scotchée. Du coup, impossible de ne pas lire le troisième afin de connaître le fin mot de l'histoire... c'est malin...

Quelques mots qui m'ont touchée :
Calepin
     *  "Je suis convaincu, Lucas, que tout être humain est né pour écrire un livre, et pour rien d'autre. Un livre génial, ou un livre médiocre, peu importe, mais celui qui n'écrira rien est un être perdu, il n'a fait que passer sur la terre sans laisser de trace."

    *   "Chacun d'entre nous dans sa vie commet une erreur mortelle, et quand nous nous en rendons compte, l'irréparable s'est déjà produit."

    Je pense que Pimprenelle aura davantage aimé que moi, je commence à connaître ses goûts. Et pour la première fois, nous avons l'honneur d'arborer le joli logo de Calepin.

samedi 21 novembre 2009

And the winner is..........

Il a vraiment été difficile de choisir entre vos propositions !
Comme tout le monde a pu le voir de très belles choses nous ont été suggérées. Il a ensuite
fallu se demander lequel collerait le mieux à nos deux blogs, serait le plus lisible aussi.
Ce qui a été chouette c'est d'être sur la même longueur d'ondes avec Pimprenelle.

Nous avons donc décidé d'adopter chaque dimanche le logo de Calepin.

Calepin

C'est la petite note d'humour qui nous a aidées à départager vos propositions, il faut le reconnaître.
Non, non, rien à voir avec le fait que c'était le seul participant masculin...
Calepin, il te reste à nous faire parvenir tes coordonnées postales maintenant.

Pimprenelle et moi avons cependant envie d'attribuer une mention spéciale
à la créativité de Lancellau. Son logo nous a beaucoup plus pour la richesse du montage et des textes mais il était trop touffu pour qu'on le retienne. En petit format, il aurait perdu tout ce qui fait son intérêt.
Pimprenelle et moi lui rendrons donc bientôt un petit hommage, chacune à notre manière.

Lancellau

Il ne nous reste plus qu'à vous dire à demain pour notre LECTURE DU DIMANCHE !!

vendredi 20 novembre 2009

Des logos comme s'il en pleuvait

Il y a plusieurs jours, Pimprenelle et moi vous faisions part de notre envie d'arborer un joli logo
pour notre LECTURE DU DIMANCHE.

Et nous avons donc fait appel à votre imagination.
Les résultats auraient dû paraître mercredi mais Pimprenelle et moi avons en ce moment
de véritables journée de marathoniennes.

Chers visiteurs fidèles, voici les propositions que nous avons reçues.
Vous allez comprendre à quel point le choix fut difficile.

Aproposdelivres     Calypso
A propos de livres                                                   Calypso

Edelwe         Gio
Edelwe                                                          Gio

Calepin

Calepin

Lounima
                                                       

Lounima

H_risson

Hérisson

Ofelia

Ofelia

Lancellau
Lancellau

Ah oui, vous voudriez savoir qui l'a emporté...
Réponse demain, hé hé !

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jeudi 19 novembre 2009

Le Lion de Joseph Kessel

lion    C'est un peu tard dans la journée que je rédige ce billet pour la lecture commune, mais j'ai souffert ce matin d'un cruel manque d'organisation.

De quoi ça parle :
    Ce roman se déroule dans la réserve d'Ambolesi au Kenya. Le narrateur est en voyage et va s'arrêter dans la réserve dont s'occupe un ancien chasseur, John Bullit. Celui-ci vit avec sa femme Sybil et leur fille Patricia.
    Le narrateur va avoir l'opportunité de partager au plus près l'intimité de cette famille mais également de s'approcher au plus près des animaux et des tribus kenyanes, notamment les Masaï.
    Il va notamment être littéralement subjugué par la relation fusionnelle qui unit l'enfant avec un énorme lion répondant au nom de King. Une relation hors-norme qui intrigue et inquiète, notamment Sybil qui ne vit plus que dans la terreur.
    Le roman est donc le récit d'une histoire magnifique entre l'homme et la bête.

Ce que j'en ai pensé :
    L'entrée dans le roman a été une véritable gageure pour moi. Tout le récit de l'arrivée du narrateur et de sa rencontre avec Sybil ont manqué me faire abandonner le livre. J'avoue que je ne supporte pas les récits sur la vie des Blancs dans les pays africains. Je suis consciente du fait que c'est la réalité et justement, je ne prends plaisir qu'à la lecture des romans qui se positionnent contre cette période.
    Ainsi j'ai eu beaucoup de mal à supporter le personnage de Sybil ainsi que la voix du narrateur.
    Si je dois parler du personnage de Patricia, je parlerai surtout de ce lien puissant qui la relie au lion. J'ai été touchée jusque dans mes tripes par cet animal, vraiment. Cependant, cette enfant traite les domestiques noirs d'une manière détestable. Et c'est ce caractère tyrannique et capricieux qui sera responsable de l'issue du récit.
    En bref, et pare que je suis littéralement épuisée ce soir, après une entrée difficile dans le roman, j'ai pris beaucoup de plaisir à le lire malgré mes réserves. J'ai été emportée par la magie de la relation avec le lion mais aussi très intéressée par tout ce qui touche aux us et coutumes des Masaï.

    Vous trouverez chez Kali non seulement un autre avis mais également les liens vers les blogs de tous ceux qui ont participé à cette lecture.

Objectif_Pal 9/166

Posté par Stephie76 à 18:20 - Oeuvres classiques - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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