lundi 31 août 2009
Swapounet d'été, le grand déballage

Il y a plusieurs semaines, Celsmoon lançait un bien sympathique petit swap afin que vacancières et non-vacancières puissent se faire plaisir les unes aux autres.
Partie en vacances dans le Sud de la France en Juillet, c'est sur ce thème que j'ai pu concocter un petit colis à esmeraldae dont je vous recommande chaudement le blog.
De mon côté, j'ai été littéralement gâtée par Canel dont j'aime aussi beaucoup le blog.
Je vous laisse juger en image à quel point j'ai été gâtée.
Tout d'abord, une petite photo du colis à l'ouverture
Une fois tout sorti :
Voilà pour moi
et 
Même Gaétan a été comblé !

Comme vous pouvez le voir j'ai été vraiment gâtée. Les douceurs salées n'ont pas fait long feu, la boîte en forme de boîte de sardines est devenue une boîte à bijoux et les romans ont sagement pris une bonne place sur ma PAL.
Je remercie encore Canel pour ce très chouette paquet et Celsmoon pour avoir mené ce swap d'une véritable main de maître.
dimanche 30 août 2009
Le grand cahier d'Agota Kristof
Pour cette nouvelle lecture du dimanche, voici de nouveau un livre que nous avons acheté ensemble lors d'une petite virée en librairie, Pimprenelle et moi. J'avais beaucoup entendu parler de livre, jugé sulfureux voire scandaleux.
De quoi ça parle :
Pendant la guerre, une mère va devoir se séparer de ses jumeaux. Klaus et Lucas vont être confiés à leur grand-mère, qui jure comme un charretier et ne se préoccupe pas d'hygiène. Va alors commencer la vie à la campagne et les jumeaux vont ensemble organiser leur survie. Ils vont s'éduquer l'un l'autre de la plus étrange des manières. A leur manière, ils vont apprivoiser le monde adulte et ses subtilités.
Ce que j'en ai pensé :
J'ai lu ce roman d'une seule traite : le style est agréable et l'histoire est prenante. De plus, la brièveté des paragraphes rend l'avancée de l'histoire très dynamique.
J'avais donc entendu qu'un enseignant avait eu des soucis pour avoir proposé la lecture de ce roman à ses élèves. J'avoue que si en tant qu'adulte, je n'ai pas été choquée par les scènes d'une grande crudité qui jalonnent ce livre, en tant que parent d'élèves je n'aurais pas forcément apprécié. En effet, hormis la violence omniprésente dans le roman, les scènes à caractère sexuel sont d'une rare précision et pas toujours forcément du meilleur goût. Je ne retiendrais pour illustrer cela que la scène où une femme surnommée Bec-de-Lièvre, se fait pénétrer par son chien... Je trouve ça déjà plus que particulier en tant que lectrice adulte, je ne me serais jamais risquée à conseiller cette lecture à des élèves.
Je dirais donc que ce n'est pas un roman à mettre entre toutes les mains et qu'il faut avoir le coeur bien accroché pour le lire, même si le regard est celui des enfants et que leur candeur atténue parfois le côté cru de la narration.
Ce livre est le premier volet d'une trilogie, dont je pense que je lirai la suite. Je ne me demande même pas si Pimprenelle a aimé, c'est exactement le genre de lecture qu'elle affectionne.
A dimanche prochain pour une nouvelle LECTURE DU DIMANCHE.
samedi 29 août 2009
Mémoire en cage de Thierry Jonquet
Ayant moi-même lancé l'hommage à l'auteur Thierry Jonquet, je ne pouvais attendre plus longtemps pour en lire à mon tour. C'est le deuxième que je lis après La Bête et la Belle lu avec Pimprenelle dans le cadre d'une lecture du dimanche. c'est d'ailleurs elle qui a eu la gentillesse de me prêter celui-ci.
De quoi ça parle :
Cynthia est handicapée, elle est en fauteuil roulant, sa tête tombe d'un côté et elle ne fait que baver du matin au soir. Débile ? C'est en tout cas le diagnostic posé par les médecins. Mais s'ils savaient... si elle est handicapée cynthia n'en est pas moins débile et elle attend le bon moment pour se venger de l'ordure qui a gâché sa vie...
L'inspecteur Gabelou va avoir du mal à dépêtrer le faux du vrai dans le triple homicide qui va en découler.
Ce que j'en ai pensé :
J'ai beaucoup lu que Jonquet excellait dans le glauque, le sordide, le cru. Je ne pourrais prétendre le contraire, cependant cela n'est jamais gratuit. Jonquet prenait ce que la société a de plus noir et le jetait à la face du monde. c'était un grand écrivain et j'ai encore pris beaucoup de plaisir à lire une oeuvre de cet auteur. Quel talent dans la construction du récit, dans la manière de tenir jusqu'au bout son lecteur en haleine. Je pense que je vais rentrer dans une grande phase "Thierry Jonquet".

Premier point sur vos lectures :
* Ad Vitam aeterna a été lu par Saraswati
* La bête et la Belle a été lu par Ys mais avait déjà été chroniqué ici, chez Pimprenelle et Calypso
* La vie de ma mère sur la Ronde des Post-it
* Moloch sur la Ronde des Post-it également
* Mon vieux a été lu par Mango et Véronique D
* Mygale chez Saraswati, Calypso et Emeraude
N'oubliez pas de me faire signe au fur et à mesure de vos lectures.
vendredi 28 août 2009
D'autres vies que la mienne d'Emmanuel Carrère
Il y a des livres dont on sait dès les premières pages lues qu'on aura du mal à en parler. Celui-ci en fait partie.
De quoi ça parle :
Tout d'abord ce livre n'est pas un roman, c'est plutôt un témoignage. L'auteur a été témoin de la douleur de plusieurs de ses proches et il va tenter de rendre ce que furent leurs souffrances. Il va ainsi raconter la douleur d'un couple ayant perdu son enfant lors du tsunami de 2004 mais aussi le cancer et le décès de sa belle-soeur. Mais ce livre ne se cantonne pas à cela car l'auteur y revient aussi sur sa création artistique et nous livre également des anecdotes de tribunal.
Ce que j'en ai pensé :
C'est un livre magnifique, puissant et digne. On ne s'apitoie pas, on témoigne. Bien évidemment, la lecture peut s'avérer douloureuse mais en aucun car parce que l'auteur aurait voulu provoquer cela. Pas d'effets de style pour atermoyer le lecteur mais simplement le récit de tranches de vies, des portraits d'hommes et de femmes dans toute leur humanité, dans toute leur simplicité.
Je ne peux décidément pas en dire plus car c'est un livre qui se lit, pas un livre qui se raconte. Je n'avais pas trop aimé les romans de cet auteur, par contre je ne saurais que conseiller la lecture de ce récit.
D'autres avis que le mien : Mango, Gambadou, Anne, Cuné
mercredi 26 août 2009
Le grand exil de Franck Pavloff
Les nouveaux romans fleurissent chez nos libraires en ce moment. Mais lesquels choisir au sein de cette multitude ? C'est pour remédier à cette question que le site
a décidé de relever un défi : faire chroniquer aux blogueurs le maximum de romans de cette rentrée littéraire. Ainsi quand Guillaume de
m'a proposé de faire partie de ce défi, je n'ai pas hésité un instant avant de me joindre à l'aventure.
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J’avais déjà eu l’occasion de découvrir cet auteur avec le très court mais non moins percutant récit, Matin brun. Ainsi découvrir Le grand exil avant tout le monde fut-il un plaisir à part entière, une occasion de renouer avec un auteur qui avait su me surprendre.
De quoi ça parle :
Le récit fait se croiser plusieurs destins, plusieurs personnages hauts en couleur.
Tout d’abord, Tchaka qui arrive dont ne sait où et se fait engager comme jardinier chez l’une des plus grosses familles d’Equateur. Il semble à l’écoute des signes et guette l’éruption imminente du volcan. Son chemin va croiser celui de Lucia qui a le projet fou de se mettre en travers du trafic des passeurs. En effet, nombreux sont les gens désireux de tenter leur chance dans des pays moins hostiles et qui sont prêts à s’endetter au-delà de toute raison pour pouvoir fuir leur pays. Selmo est un jeune homme du coin et il va se retrouver embarqué dans l’ambitieux projet de Lucia qui est d’aider gratuitement les candidats à un monde meilleur.
Mais le destin ne semble pas prêt à aider ces personnages et le volcan menace d’entrer en éruption à tout instant.
Ce que j’en ai pensé :
Franck Pavloff signe là un récit engagé dans lequel il dénonce les conditions de vie misérables des équatoriens ainsi que de l’ignoble chantage auquel ils sont soumis. Toutefois cela ne constitue pas l'essentiel du roman.
Je dois avouer que je si j’ai globalement pris plaisir à découvrir ce nouveau roman, j’ai eu beaucoup de mal à accrocher à l’intrigue. Peut-être d’ailleurs parce que d’intrigue il n’est pas réellement question. Ni d’une galerie de portrais non plus d’ailleurs. Finalement, l’événement ne serait-il pas l’éruption du volcan qui est le seul à ne pas avorter, au contraire des projets des protagonistes de l’histoire ? Malgré les motivations de chacun, la nature, implacable, dicte sa loi décidant à elle seule du destin de tous.
La question que semble poser ce récit c’est celui de l’exil, c’est-à-dire ce qui le motive mais aussi ce que ça représente pour chacun d’entre nous. Il y a l’exil des postulants à l’émigration, l’exil de ceux qui vont devoir fuir le volcan mais aussi ceux dont l’exil est finalement intérieur, dans la quête de soi.
L’auteur offre à son lecteur des descriptions foisonnantes et une langue des plus travaillées, l’emmenant dans un festival de sensations. Toutefois, il m’a fallu la moitié du roman pour comprendre les liens qui pouvaient se tisser entre ces différentes destinées par quoi ils étaient motivés. Un régal littéraire malgré tout.
Je ne connais pas suffisamment l’auteur pour émettre un jugement définitif mais je l’ai pour l’instant trouvé plus convaincant dans la forme brève.
mardi 25 août 2009
La mauvaise rencontre de Philippe Grimbert
Je n'avais pas été subjuguée par Un secret, et pourtant allez savoir pourquoi j'ai eu très envie de lire celui-ci dès sa parution. Tellement envie que je l'ai d'ailleurs offert à ma copine Lancellau pour son anniversaire avant de me le procurer moi-même. Cela faisait un bon mois qu'il traînait dans ma PAL, je me suis donc lancée.
De quoi ça parle :
Ce roman raconte l'histoire d'une amitié très fort equi lie deux hommes tout au long de leur vie. Mais cette amitié ne repose pas sur un pied d'égalité. En effet, si l'affection de Mando semble sans bornes l'attachement de Loup est loin d'être exclusif. Il fait même passer son ami assez souvent après tout le reste. Mais de ce déséquilibre va en naître un autre, bein plus fort et plus troublant.
Ce que j'en ai pensé :
Je dois avouer que je n'ai pas vraiment accroché. si le roman se lit vite et que le style n'est pas désagréable, je ne peux pas dire avoir réellement pris de plaisir à cette lecture. Le personnage de Loup m'exaspère au plus haut point car il ne parvient pas à se tenir à ses choix, à ses opinions. Plusieurs faits me semblent à peine ébauchés, comme relégués au rang d'anecdotes.
A la limite, j'ai trouvé un peu d'intérêt aux personnages féminins sans toutefois avoir de réel coup de coeur. Ce sera un roman vite oublié alors que je pense qu'il y avait matière à faire avec cette histoire d'amitié plus que malsaine.
Angela et Ma l'ont adoré, Mireille par contre s'est ennuyée.
dimanche 23 août 2009
Les hauts du Bas de Pascal Garnier
Voilà déjà un petit moment que je voulais découvrir cet auteur. J'avais déjà vu ce titre sur quelques blogs et m'étais dit que je commencerais bien par ce titre qui a, en plus, l'avantage d'être en poche. Ainsi, lors d'une virée en librairie avec Pimprenelle, je l'ai convaincue d'en faire notre LECTURE DU DIMANCHE.
De quoi ça parle :
Edouard est un vieux monsieur qui a perdu son épouse une dizaine d'années auparavant et eu un accident cérébral quelques mois plus tôt. C'est un riche monsieur, pénible et arrogant. Il emploie Thérèse qui lui est réellement dévouée et va lui redonner le goût de vivre. Mais Edouard commence à voir sa mémoire lui jouer des tours et à ne plus contrôler une certaine violence qu'il porte en lui. Il va entraîner Thérèse dans ses actes les plus déments.
Ce que j'en ai pensé :
Dans l'ensemble, c'est un roman que j'ai aimé. Peut-être pas LE coup de coeur mais en tout cas la motivation nécessaire pour aller plus avant dans la découverte de cet auteur.
Je me suis retrouvée très vite embarquée dans la prose de l'auteur qui manie les mots à la perfection. J'ai beaucoup aimé les personnages qui charrient avec eux leur verve et leurs souffrances.
Bon après, si je dois émettre un petit bémol, j'ai eu parfois du mal à adhérer aux situations complètement loufoques qui s'enchaînent : le fils qui resurgit de nulle part, le copain jumeau retrouvé aussi par hasard. Et parfois cela contrastait avec une impression que l'auteur n'était pas allé au fond du traitement du fil narratif qu'il avait tiré.
Une citation que j'ai aimée :
"Etait-il important de se souvenir de tout ? [...] Qui n'avait jamais rêvé de faire un jour place nette, de disparaître, un beau matin ou une sale nuit, sans autre bagage que la peau sur les os et la malheureuse poignée de souvenirs qui suffit à maintenir tout ça debout. Avait-il besoin de tout ce bric-à-brac qu'on accumule sous prétexte d'une éventuelle utilité et qui, avec le temps, ferraille comme autant de casseroles."
Il me reste à aller découvrir l'impression de Pimprenelle.
Je vous invite également à retrouver l'avis de la Pyrénéenne ainsi que celui d'Amanda.
vendredi 21 août 2009
La perle de Steinbeck
La rentrée approche à grands pas et je m'aperçois avec horreur que je n'ai rien lu de ce que je devais pour le travail...
J'ai lu une trentaine de bouquins cet été ce qui est plutôt bien, magré tout j'ai un retard de lecture considérable. Aussi bien dans ce que je dois lire en échange d'un billet, la chaîne des livres, le défi policier, les bouquins offerts et prêtés et ma PAL perso. argh !
De quoi ça parle :
Kino est un pêcheur de perles et comme tous ceux de son village, il peine à nourrir sa famille. Un jour, un scorpion pique son bébé et malgré le sang-froid de sa femme qui suce immédiatement le venin, les jours de l'enfant sont en danger. Ils vont donc se rendre chez le médecin mais ce dernier n'est jamais disponible pour les gens sans le sou...
Mais Kino va pêcher la plus grosse perle du monde et pense que sa vente va lui permettre de régler tous ses problèmes et de sauver son fils. Mais il va découvrir à ses dépends que l'homme est cupide et mauvais. Et que toute la fortune du monde ne pourrait changer un destin qui se veut implacable.
Ce que j'en ai pensé :
Je ne regrette qu'une chose : avoir tant attendu pour le lire. Ce petit récit est une pure merveille. Il est non seulement bien écrit mais en plus se révèle être un véritable apologue. Cette histoire permet de tirer bien des leçons sur ce que la vie représente et sur les priorités que chacun doit y trouver.
C'est un récit que j'ai désormais envie d'étudier avec mes classes cette année. Je vais donc le relire et analyser pas à pas chacun des passages qui ont attiré mon attention. Ce récit traite de nombreuses valeurs qui ne laisseront pas les élèves insensibles.
Quand ce travail sera fait, je reviendrai partager avec vous le fruit de ma réflexion.
mercredi 19 août 2009
Le coeur cousu de Carole Martinez
Ceux qui suivent mon blog-it express savent que cela fait un bon
moment que je suis sur ce livre. Ce n'est pas faute de l'apprécier mais
cela fait une dizaine de jours que j'ai moins envie de lire car
j'occupe mes vacances à toute autre chose.
Cela fait déjà un bon moment que je retarde la lecture de ce roman
que Leiloona m'a gentiment prêté. Pour cause, je devais même en faire
une lecture commune pour le 8 août avec Kali et Pimprenelle et j'ai
vraiment loupé le timing...
De quoi ça parle :
Ce roman raconte l'histoire de Frasquita, une femme qui a un talent
démesuré pour la couture. En quelque sorte, elle ajoute couleur et vie
à tout ce qu'elle touche. Elle va s'unir à un mari étrange qui va se
découvrir une passion pour les poules puis va se mettre dans la tête de
former un de ses coq au combat. C'est donc seule que Frasquita va
élever ses nombreux enfants. Jusqu'au jour où elle prendra la route
avec ses enfants pour fuir ce mari égoïste. et la route va se révéler
longue en rebondissements.
Ce que j'en ai pensé :
C'est un livre que je trouve difficilé à résumer car il n'est pas
facile d'en qualifier l'ambiance. Et c'est à proprement parler dans
l'ambiance que réside la particularité de ce roman. Cette histoire
semble presque hors du temps et elle plonge allègrement dans le
merveilleux : la boîte qui recèle des secrets, Clara dont la peau luit,
Martirio dont les baisers donnent la mort et la présence d'un ogre.
Tout est vu sous le prisme de la magie voire de la superstition.
J'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de ce livre qui m'a
enchantée notamment par la force de son écriture, par la poésie dont il
est empli.
J'ai un peu moins aimé la deuxième partie. Je m'explique, j'ai aimé
tout le côté errance et quête initiatique de cette partie mais l'aspect
révolte et guerre civile m'y a moins emballée.
Je sais que vous êtes nombreux à avoir lu ce livre, notamment depuis sa parution en poche. Merci Leiloona pour cette belle découverte.
J'ai tellement aimé que je l'ai offert à Gio il y a quelques jours.
dimanche 16 août 2009
Nulle part de Yasmina Reza
La voici, la voilà, LA LECTURE DU DIMANCHE. Et comme cela fait une semaine que je fais la fête chez Pimprenelle, ce n'était pas gagné. On ne peut pas tout faire en même temps, n'est-ce pas ?
Cette semaine, j'ai donc lu un livre de la bibliothèque de Pimprenelle.
De quoi ça parle :
Première difficulté : résumer ce livre... Sans nul doute, l'auteur a décidé d'écrire sur son vécu, de réaliser un écrit qui pourrait s'apparenter à une autobiographie. Elle parle de ses enfants, disserte sur le problème des origines mais finalement éprouve des difficultés à raconter ses propres souvenirs.
Ce que j'en ai pensé :
Jamais un livre n'a aussi bien porté son titre. En effet, ce bouquin ne mène nulle part...
Tout d'abord, je remercie Yasmina Reza de n'avoir écrit que 82 pages car je n'aurais décemment pas pu en lire une de plus. Puis, je remercie Pimprenelle d'avoir conduit sur la route de la mer afin que je puisse me libérer de ce lourd fardeau...
Blague à part, je n'ai pas du tout aimé ce livre et ce pour plusieurs raisons.
Tout d'abord, je n'accroche pas au style très concis de l'auteur. Elle alterne les phrases courtes et nominales à des phrases longues usant à l'excès des accumulations de groupes nominaux. D'ailleurs, elle dit à un moment qu'elle lit ses notes à sa fille et que cette dernière lui dit "le reste est lamentable. Surtout littérairement". Je n'ai pu m'empêcher de sourire et de penser la même chose...
En ce qui concerne le fond, je me suis beaucoup demandée l'intérêt des chapitres consacrés aux souvenirs avec ses enfants. "Oui, et alors ?" me suis-je dit sans cesse... "Où veut-elle en venir ?" Sans aucun doute, nulle part... Certains crieront peut-être au génie... pas moi...
Les procédés ne m'ont pas non plus convaincue... J'ai eu l'impression d'assister à un mauvais patchwork de toutes les bonnes autobiographies que j'ai pu lire. L'auteur semble avoir peiné à trouver du liant dans son livre. Et si cela est fait exprès, je n'ai pas adhéré...
Histoire de modérer un petit peu mon propos, j'ai aimé certaines images notamment quand au début du roman elle se projette dans l'avenir avec son fils.
J'ai aussi aimé la manière dont elle parle de sa mémoire : " Car il y a une terre dure, piétinée depuis des années, qu'il faudra peut-être un jour, si j'en ai la force et l'audace, retourner."
Et pour finir, une petite phrase sur l'écriture : " Ce qu'on produit est comme un vêtement, un élément associé à soi, une propriété extérieure, inaliénable mais extérieure à soi."
Je sais déjà ce qu'en pense Pimprenelle, mais pas vous. Alors je vous laisse vous y rendre si ce n'est déjà fait. A dimanche prochain pour une nouvelle lecture commune.





