jeudi 26 février 2009
Les âmes vagabondes de Stephenie Meyer
Ah la la, j'ai longtemps hésité à lire ce roman. J'ai beaucoup aimé la saga Fascination et quitté ses personnages à regret. Allais-je supporter de lire autre chose du même auteur ? N'allais-je pas être tentée de chercher des traces de ce que j'avais aimé. Déjà, n'étant plus destiné à la jeunesse, cela constituait un argument positif.
De quoi ça parle :
Sur Terre, il ne reste que peu d'êtres humains. Leurs corps ont été envahis par les esprits d'êtres venant d'ailleurs. Ils ne sont désormais plus que des hôtes, cédant leur corps et leurs souvenirs.
C'est ainsi que Vagabonde se retrouve immergée dans le corps d'une jeune humaine, Mélanie. Mais Mélanie n'a pas dit son dernier mot et n'entend pas laisser Vagabonde s'approprier son corps en toute impunité. Une lutte interne va alors commencer entre les deux femmes. Car Mélanie n'a qu'une idée en tête : retrouver son petit frère Jamie et l'homme qu'elle aime Jared. Mais comment ceux-ci vont ils parvenir à comprendre qu'elle n'est pas morte, que son esprit est encore en vie ?
Ce que j'en ai pensé :
J'ai vraiment beaucoup aimé. D'accord, ce n'est pas de la grande littérature, mais l'écriture est tout de même plus dense et plus aboutie que dans Twilight.
L'alternance des voix et les luttes intérieures entre Vagabonde et Mélanie sont très intéressantes. En effet, Vagabonde est la narratrice mais la voix de Mélanie est fort présente. ses souvenirs aussi d'ailleurs. J'ai d'ailleurs aimé comment Mélanie traîne Vagabonde dans certains de ses souvenirs.
Il y a une réflexion très bien menée sur l'espèce humaine et les dérives notre espèce. Tout est tellement bien mené qu'on se prend d'affection pour Vagabonde alors qu'on pourrait la considérer comme l'intrus.
Les personnages sont vraiment très attachants et si votre coeur a balancé entre Edward et Jacob, il est certain qu'il balancera entre Jared et Ian. D'ailleurs, de ce point de vue, la fin est très bien choisie.
Moi qui n'aime pas trop la science-fiction, cela ne m'a pas du tout gênée car la part réservée à l'amour est tout de même la plus forte. Et pas seulement l'amour dans le couple, mais également l'amour familial et l'amour de son prochain. Un beau roman, fort distrayant.
D'autres avis sur la toile : Alwenn, Clarabel, Pimprenelle
mercredi 25 février 2009
La vie droit devant
Je vous entends d'ici dire "Quoi ? encore un tag ?" Et oui c'est déjà le 2e cette semaine. Après Capp, c'est donc au tour de Leil de me proposer le tag de la photo. J'explique pour les non-initiés.
Nommer la personne qui vous a tagué
* Ouvrir le dossier IMAGES le plus récent de votre PC et prendre la sixième photo ..
ou
* Ouvrir le sixième dossier IMAGES de votre PC et prendre la sixième photo.
* Et désigner à votre tour six autres personnes.
J'ai donc choisi de nommer la personne qui me tague et de choisir la 6e photo la plus récente de mon ordi, et ça tombait bien car elle est personnelle sans pour autant trop en dévoiler sur l'identité de mon héros.
Voici une petite photo, dans le parc de la mairie de ma ville avec mon petit garçon de 4 ans qui fait du vélo.
Voilà, je ne refile donc pas la patate chaude mais si vous avez envie de vous y coller, lancez-vous !
mardi 24 février 2009
Sur la plage de Chesil de Ian McEwan
Ce titre avait été conseillé mais pas retenu lors d'une lecture commune sur un forum de professeurs de lettres. Récemment, je l'ai aperçu sur les rayonnages de la médiathèque alors je n'ai pas hésité à l'emprunter, d'autant que le résumé et la couverture m'intéressaient.
Ce dont ça parle :
Edward et Florence viennent de se marier. Ils sont jeunes, ils s'aiment et sont vierges tous les deux. Et voilà la nuit de noces tant attendue... enfin surtout pour Edward, car Florence redoute ce moment depuis le moment même où elle a compris qu'elle aimait Edward. Tout ce qui concerne l'acte sexuel la rebute, l'écoeure.
Cette nuit de noces va se révéler très longue et sera l'occasion pour le narrateur d'opérer des digressions sur le passé des deux jeunes mariés mais aussi de dépeindre une époque (les années 60) de l'Angleterre qui n'a pas encore connu la révolution sexuelle.
Ce roman est une sorte de huis-clos dans une chambre d'hôtel et l'atmosphère est très pesante pour les deux jeunes gens.
Ce que j'en ai pensé :
J'ai surtout aimé le début du roman car le narrateur varie les points de vue et que l'on accès d'une part à l'excitation d'Edward et de l'autre à la répugnance de Florence. Ce que j'ai trouvé drôle (oui, je sais...) ce sont les erreurs d'interprétation de l'un et de l'autre dans la chambre nuptiale. Chacun comprend de travers les gestes de l'autre, renforçant ainsi le quiproquo. Je dois avouer que j'ai ri au début, de cette inexpérience.
Mais petit à petit, cela grince de plus en plus car on comprend que les choses peuvent difficilement s'arranger et que le poids du passé est trop fort (je me demande si Florence n'a pas subi d'inceste). Les histoires des deux jeunes gens sont très touchantes et le tableau de l'Angleterre de cette époque instructif sur les mentalités.
Cependant, la fin m'a semblé un peu bâclée et vouloir prendre le seul parti de Florence en occultant les raisons du choix d'Edward. C'est dommage.
Quelques phrases :
* " Serait-elle donc obligée, le moment venu, de se transformer pour Edward en une sorte de portail ou d'antichambre qu'il puisse franchir ? Presque aussi fréquemment revenait ce mot qui n'était synonyme pour elle que de souffrance, de chairs tranchées par une lame : pénétration."
* Sur la masturbation : "Il était né en 1940, trop tard dans le siècl pour croire qu'en satisfaisant quotidiennement ce besoin il se vidait de son énergie, risquait de devenir sourd, ou encourait le regard réprobateur et incrédule de Dieu. Ou bien que tout le monde autour de lui connaissait la vérité, à cause de sa pâleur et de son air renfermé."
* "Elle comprenanit parfaitement que cette histoire de langues, cette pénétration, n'était qu'une répétition en miniature, un tableau vivant rituel de ce qui l'attendait, tel un des ces anciens prologes de théâtre qui vous annoncent ce qui va arriver."
* "Cette contradiction se trouvait désormais résolue par une simple expression, par le pouvoir qu'ont les mots de rendre visible ce qui ne se voit pas."
lundi 23 février 2009
Je vais bien, ne t'en fais pas d'Olivier Adam
Voici un livre que j'avais hâte de lire après avoir découvert Olivier Adam en lisant A l'abri de rien, que j'avais beaucoup aimé. Alors quand j'ai vu celui-ci sur les rayons de ma médiathèque, je n'ai pas hésité.
De quoi ça parle :
Claire est une jeune femme qui vit à Paris. Elle est caissière chez Shopi et a du mal à l'assumer. Elle se rend bien compte que cela n'intéresse pas les gens. Sentimentalement, elle va d'aventure en aventure, se sentant davantage brisée à chacune d'elles. Elle a des parents aimants mais maladroits. Mais ce qui manque surtout à Claire, c'est Loïc, son frère. Quand elle est partie chez sa grand-mère, elle ne se doutait pas qu'à son retour, Loïc ne serait plus là et "qu'il ne reviendrait pas". Une dispute avec le père serait à l'origine de ce départ. Claire le vit mal et se laisse complètement dépérir... jusqu'à ce que des cartes postales de Loïc arrivent assez régulièrement avec quelques mots pour lui dire qu'il va bien. Claire reprend espoir et décide finalement d'aller à la recherche de son frère dans la dernière ville d'où lui est parvenue une carte. Et là...
Ce que j'en ai pensé :
J'ai lu ce livre d'une traite. Style simple, rythme soutenu. On suit Claire au fil de ses recherches et de ses mésaventures. 3/4 de ce livre sont très réussis, mais je ne sais si le problème de la fin vient de moi ou du roman mais je n'ai pas compris. SI VOUS N'AVEZ PAS LU CE LIVRE, NE LISEZ PAS CES LIGNES ! J'ai bien compris ce qui est arrivé à Loïc mais du coup, je ne comprends pas comment (suicide ?) et pourquoi cela a été caché à Claire, comment il a été possible que jamais personne ne le lui dise. Je suis vraiment sceptique sur cette fin, je n'aime pas ce goût d'inachevé.
Je lirai un autre livre d'Olivier Adam dans quelques temps, histoire de me faire une opinion ferme sur cet auteur.
Un petit cadeau de ma copine Gio, car le livre a été adapté au cinéma :
Si vous voulez lire un autre avis sur ce livre, je vous invite à vous rendre chez Pimprenelle
dimanche 22 février 2009
Tagguée par Capp'
Me voilà tagguée... et par une copine en plus, enfin c'est ce que je croyais jusqu'à ce jour... O rage, ô désespoir... ok, j'en fais trop.
Ceci dit, j'en profite pour vous conseiller de vous ruer sur son blog dans lequel elle partage sa passion des bento, ses essais culinaires et ses découvertes (et là, y a souvent de quoi rire, gniark) : Thé vert et Cappuccino.
Bon passons au tag, désormais, puisqu'il le faut.
- Diamants ou perles ? Je ne suis pas très bijou, mais à choisir je mettrais diamants.
- Quel était le dernier film que tu as vu ? Un film pour enfants : La légende de Despereaux. Magnifique.
- Ta série préférée ? Je pense que c’est Grey’s Anatomy dont j’attends la nouvelle saison avec beaucoup d’impatience.
- Petit déjeuner préféré ? Chocolat chaud, tartines à la confiture de framboise, jus d’orange.
- Deuxième
prénom : Celui de ma marraine
- Quels aliments n'aimes-tu pas manger du tout ? Les abats ainsi que le fenouil et le céleri.
- Prénoms préférés du moment : Celui de mon fils car je peux le répéter sans cesse.
- Quelle voiture conduis-tu ? Une Opel Mériva bleu nuit.
- Quels traits de caractère n'aimes-tu pas ? Je n’aime pas les gens hypocrites, lunatiques et
bien sûr les intolérants.
- Habits préférés : J’aime beaucoup porter des jupes, même l’hiver.
- Si tu pouvais partir n'importe où en avion, où irais-tu ? En Espagne, embrasser mon
frérot.
- Où veux-tu passer ta retraite ? Aux Antilles, très certainement.
- De quel anniversaire te souviens-tu ? Celui de mes 16 ans, une très belle époque.
- Ta date d'anniversaire ? Le 02 mai
- Si tu
étais une couleur ? J’aime les couleurs d’automne mais je ne me verrais pas en choisir une.
- Chocolat ou vanille ? Chocolat, noir uniquement.
- Dernière personne au téléphone ? Mon frère
- Sucré ou salé ? Salé, sans hésiter.
- Depuis combien d'années travailles-tu au même endroit ? C’est la 3e année…
- Jour de la semaine préféré ? Le samedi, car c’est le premier jour du week-end.
Et comme il faut bien se venger sur quelqu'un, je refile donc le bébé à cinq personnes, si elles le veulent bien entendu :
- Pimprenelle
- Neph
- Calypso
- Mokamilla
- Hathaway
Laure du bout du monde de Pierre Magnan
Voici ma première lecture pour la chaîne des livres 2009. Ce livre est la sélection d'Hathaway que je remercie grandement pour cette découverte.
Pierre Magnan, je connaissais depuis la lecture au lycée de La Maison assassinée et de son adaptation au cinéma avec Patrick Bruel !!!!!!!! Ok, je me calme...
Revenons à nos moutons.
Voici un livre que je n'aurais pas lu de moi-même et ça aurait été vraiment dommage. Je l'ai lu très vite (commencé vendredi après-midi et fini samedi matin) car j'ai vraiment beaucoup aimé ce roman.
Ce dont ça parle :
C'est l'histoire d'une petite fille dans un village très reculé au milieu du XXe siècle. Laure aurait dû mourir dès sa naissance : prématurée et sans respiration à sa naissance, les femmes du village ont tout fait pour réanimer et tenir en vie cette enfant dont même la mère ne voulait pas. Et ce tout petit bébé (moins d'un kilo), miraculée de la nature va se hisser dans le monde à la force de sa seule volonté. Et les épreuves ne vont pas lui être épargnées, mais elle va se battre pour survivre dans un monde qui s'est montré hostile dès le départ.
Ce que j'en pense :
Ce livre est vraiment touchant, on est embarqué dans la vie de Laure sans pouvoir en décoller. Cette petite est une force de la nature et sa curiosité au monde, son courage et son intelligence vont l'aider à tout dépasser : une mère insensible, le froid, la misère, la bêtise des hommes. de plus, je trouve que la vie rurale de cette époque est rendue avec beaucoup de justesse et de respect à la fois. Tous les personnages ont une réelle épaisseur et nous touchent, que ce soit positivement ou négativement.
Ce que j'ai aimé :
* les effets d'annonce du narrateur (malgré la teneur négative de ce qui est annoncé la plupart du temps)
* le personnage du grand-père qui ne parvient à exprimer ses sentiments
* le personnage de Séraphin qui aura su me toucher jusqu'à la dernière ligne du roman
* le courage sans bornes de Laure qui devrait servir d'exemple aux jeunes d'aujourd'hui
* quand Laure découvre des livres, notamment Le Cid et Le Grand Meaulnes
* le dialogue entre les professeurs de Laure quand ils découvrent qu'elle lit Virgile
Quelques phrases :
* "On ne peut pas inventer Eourres. Eourres, c'est la fin du monde ou en tout cas son extrême bord."
* "Affectez-la à Eourres. On ne peut pas rêver meilleur premier poste ! Pour en faire une vieille fille ou une mère abusive, Eourres, c'est parfait !"
* "Ils aiment mais ils sont vigilants. Ils aiment mais ils craignent. Ils aiment mais ils attendent. Ils attendent de génération en génération un événement annoncé mais toujours en avenir, de sorte qu'ils regretteront à leur mort de ne pas l'avoir vu s'accomplir."
* " Elle vagissait comme si elle avait peur de déranger, comme s'il lui fallait entrer dans la vie sur la pointe des pieds."
* "Quand l'homme, d'ordinaire si dissimulé, dévoile ainsi le bout de l'oreille de l'âne, c'est que son sexe le gêne et lui tient lieu de cerveau. C'est à cet instant de sa croissance qu'il faut le saisir comme avec un appareil photographique et que le scientifique peut le prendre en flagrant délit d'inévolution de l'espèce."
Je remercie donc encore une fois Hathaway mais aussi Ys, pour ce premier maillon de la chaîne. Ce livre partira chez Fashion dès lundi.
samedi 21 février 2009
Faire-part de naissance
C'est avec beaucoup d'émotion que je vous annonce la naissance de ... (non pas d'un bébé)... deux nouveaux blogs.
Ils sont nés aujourd'hui, dans la douleur (mouarf), et leurs mamans sont ravies. Si leur poids est encore bien léger, il ne tient qu'à vous de les nourrir de vos commentaires.
Tout d'abord, le blog de Pimprenelle, que j'ai eu l'honneur de baptiser (le blog, hein, pas elle...) et qui s'appelle Mes carnets de lecture.
Puis celui de Neph qui s'intitule Chez Neph et qui propose déjà un avis de lecture.
Je veux aussi vous signaler le déjà bien fourni blog de Calypso du nom d'Aperto Libro et qui saura également vous donner des idées.
Et voilà la grande famille des férus de livres vient encore de s'agrandir. Champagne !!
L'étrange Histoire de Benjamin Button de F. Scott Fitzgerald
Ce qui m'a décidé à lire ce petit livre ? La sortie récente au
cinéma d'un film du même nom avec Brad Pitt
et Cate Blanchett. Alors
avant d'aller voir ce film qui en est apparemment une adaptation assez
libre, j'ai eu envie de découvrir d'abord l'histoire qui l'avait
inspiré. Cette petite édition a l'avantage de proposer une deuxième
nouvelle, que je vais donc aussi vous présenter.
L'étrange histoire de Benjamin Button :
C'est l'histoire très surprenante d'un couple qui attend un enfant.
Mais à la naissance, en guise de nourrisson, se trouve dans le berceau
un très vieil homme. Le médecin est furieux, les infirmières effrayées
et les parents desespérés. Et pourtant, il va bien falloir ramener cet
"enfant" à la maison. Le plus incroyable dans cette histoire est que
Benjamin va en fait vivre sa vie à rebours et rajeunir indéfiniment.
J'ai bien aimé cette nouvelle même si je pense que l'auteur aurait pu
en faire un roman court en détaillant un certain nombre de choses. Du
coup, j'ai hâte de voir l'adaptation cinématographique.
Un diamant gros comme le Ritz
Cette
nouvelle raconte l'histoire d'un jeune homme, John Unger, issu d'une
famille modeste et qui va étudier dans une des plus riches écoles du
pays. Il va donc se faire de riches amis et être régulièrement invité
chez les uns et les autres. Mais un jour, il va se lier d'amitié avec
Percy Washington qui se vante de la fortune colossale et non déclarée
de son père. Ce prétentieux jeune homme va l'inviter à passer l'été
chez lui. Et en effet, cette famille est immensément riche mais garde
précieusement le secret de sa fortune. Et nul ne repart jamais de la
propriété des Washington.
Dans l'ensemble, j'ai beaucoup aimé
cette nouvelle. Cependant, je n'ai pas été convaincue par la fin que
j'ai trouvé ratée par rapport au reste très haletant.
C'est ma première lecture de Fitzgerald, et je dois dire que je suis relativement satisfaite.
vendredi 20 février 2009
La chambre ardente de Max Gallo
Cette dernière lecture vient d'un article lu sur le blog de Leiloona, qui a en plus eu la gentillesse de me le prêter.
Ce qui s'y passe :
La trame est historique, purement exacte. Gallo se contente d'y rajouter un narrateur, ambassadeur de Venise à la Cour du Roi-Soleil.
Le Roi a découvert que son royaume semble perverti par des pratiques à l'encontre de la religion : poisons, cérémonials diaboliques, avortements... Il décide donc de créer la Chambre ardente, commission en charge de faire le clair sur cette situation. A travers les recherches de Nicolas Gabriel de la Reynie, en charge de cette Chambre ardente, on va découvrir ce que cache le faste du règne : les complots mais aussi les supplices. en effet, si l'on frémit devant certaines pratiques, on frémit également sur les méthodes employées pour obtenir des aveux.
Ce que j'en pense :
Ce qui m'a donné envie de lire ce livre, c'est la période historique. De ce point de vue-là, je n'ai pas été lésée car j'ai appris des choses, pris plaisir à croiser les noms de certaines personnalités de cette époque (dont Mme de Sévigné).
J'ai aussi intéressée par la couverture, pour m'être intéressée récemment au style pictural des vanités. Eh bien, je trouve cette couverture purement ornementale, finalement pas judicieusement choisie.
Cependant, comme Leiloona, j'ai été ennuyée par la linéarité du récit. Aucune mise en intrigue, aucun effet de style ni de narration. Résultat : je me suis ennuyée. Je n'ai lu ce livre jusqu'au bout que pour vous en faire le compte-rendu.
En définitive, je chercherai un autre ouvrage traitant de cette période passionnante et effroyable à la fois.
mercredi 18 février 2009
Un bonheur insoupçonnable de Gila Lustiger
Voilà un livre qui est une invitation au bonheur dès son ouverture. Les premières pages sont une galerie de portraits : les illustrations représentant les personnages du roman. A première vue, la couverture et les illustrations laissent à penser que c'est un roman pour la jeunesse. Mais il n'en est rien. La philosophie est au détour de chaque page, mais une philosophie à la portée de tous.
Merci à Leiloona qui encore une fois m'a fait découvrir un livre magnifique. Lisez son article, on y apprend plein de choses.
L'histoire :
M. Grinberg est un vieil homme, grognon, toujours flanqué de sa chienne Holstein. Il ne voit pas les enfants, en tout cas il ne leur prête aucune attention. D'ailleurs, prête-t-il attention à qui que ce soit autour de lui ? Il y a bien Mirabella, sa femme de ménage, mais il s'y prend vraiment très mal avec elle. Il s'y prend d'ailleurs vraiment très mal en raltions humaines.
Autour d'eux gravite un groupe d'enfants. Il y a Mathilda qui a toujours un avis sur tout, Juliette qui est la tête de turc de l'école, le petit Paul qui ne se remet pas du décès de sa grand-mère et le beau Simon brisé par le divorce de ses parents.
Un objet va venir faire le lien entre ces personnages : Le Livre des questions.
Ce que j'en ai pensé :
Tout d'abord cela m'a conforté dans mon idée que les vraies leçons de vie ne se trouvent pas dans les livres de philosophies, mais dans les livres comme celui-ci. ce livre, c'est le bonheur à l'état pur même si tout n'y est pas drôle au contraire. La fin a même failli m'arracher quelques larmes, tant j'étais émue. En effet, si tout n'est pas gai, on apprend à vivre avec. Et là est le plus beau message de ce livre : se poser les bonnes questions et si ce n'et pas facile de vivre heureux "nous allons tout faire pour y parvenir" comme dit M. Grinberg. C'est le livre de la vie avec ses bonheurs et ses malheurs.
Ce livre est très particulier dans sa forme également : le texte est parsemé de notes, rassemblées en fin de chapitre, ce qui est un procédé peu communs. Ces notes représentent des digressions du narrateur pour éclairer au mieux l'histoire en cours. Il est arrivé d'ailleurs que les notes soient plus longues que le chapitre lui-même. Ce procédé rend paradoxalement le texte foisonnant et vivant.
Le narrateur est une véritable réussite également : il est drôle, manie les petites réflexions et joue avec la distribution des événements.
J'aime :
* le blog de l'illustratrice, Emma Tissier : ICI
* les interventions du narrateur (drôles et pertinentes tour à tour)
* la façon dont on découvre qui est Mirabella
* l'histoire du "gateau sans-peur" et sa recette
* les comparaisons qui embaument le texte
* le personnage de Mathilda
* savoir pourquoi Lucas a des cailloux dans ses poches
* la relation entre Paul et sa grand-mère
* la réflexion de Juliette sur la cruauté des gens
* celle de Julien sur le divorce
* tout ce qui s'entremêle au fil de la narration
* la liste des âneries des adultes
* M. Grinberg qui se souvient "qu'il n'y a rien de plus précieux que d'être l'ami d'un ami"
Quelques pépites :
* " Car rien n'échappe aux enfants, ni les bouts de verre qui jettent dans le soleil des reflets vert émeraude, ni ls antennes tremblantes d'un insecte, ni les brins d'herbe couchés par l'averse, ni ls pattes démesurément longues d'un moustique."
* "Aujourd'hui encore, M. Grinberg était sous le charme des livres. Chacun d'eau était un monde nouveau, inconnu. Un monde fourmillant d'êtres, d'histoires, d'aventures et de légendes. Un monde dans lequel il fallait plonger, se laisser emporter, pour atteindre la vie mystérieuse qui palpite entre les pages. Il avait compris celà très tôt."
* "Car comme dit le dit un vieux dicton : Tant on met le chien à la diète qu'à la fin sa maîtresse se rompt le cou."
* "" Petit Rabbijésusmarieallahouddahmondieu du ciel" se serait exclamée Mathilda en entendant cela.






