Mille et une pages

jeudi 26 janvier 2012

Feux d'été de Nuria Amat

feux d'été    A Barcelone, en 1936, Valentina n'a qu'une seule envie : rencontrer Ramon Mercader, celui qui sera l'assassin de Trotski. Ce qu'elle n'avait pas prévu c'est que ce serait d'Artur, le cousin de Ramon qu'elle allait tomber amoureuse. Dès lors, elle n'aura de cesse de l'arracher aux tortures qu'il subit après son arrestation. Un roman qui s'inscrit donc dans une période historique donnée : l'Espagne de Franco. Roman qui promet aussi une belle histoire d'amour sur fond historique.

    J'avais très envie de lire ce roman (certes alléchée par la couverture et la promesse d'une histoire d'amour) car j'avais découvert le personnage de Ramon Mercader chez Semprun et que j'étais curieuse de relire quelque chose à son sujet. De plus, connaissant très mal cette période historique, je me suis dit que là se trouvait l'occasion d'en apprendre au moins les bases.

    Je dois avouer que mon avis est très mitigé et que ma lecture a vraiment été laborieuse. Ceci dit, je peine déjà un peu à la lecture en ce moment, donc peut-être est-ce la véritable raison, allez savoir.

    D'un côté, j'ai trouvé la partie historique très bien fournie et documentée et réellement tès intéressante. J'y cherchais de la documentation, je me suis sentie servie. D'autant que s'intéresser à la vie quotidienne des femmes et à leur engagement lors de cette période était une excellente idée.

    Là où s'explique mon relatif désintérêt pour ce roman, c'est dans le traitement des relations entre les personnages. J'ai trouvé l'écriture de ce roman pas assez romanesque à mon goût. Les personnages ne m'ont fait ni chaud ni froid, aucune empathie n'a pu être éveillée chez moi. L'histoire d'amour entre Valentina et Artur ne m'a pas convaincue (notamment la naissance supposée de leur amour). De même, le personnage de la naïve Mercedes, tombée amoureuse du ténébreux Ramon m'a vraiment ennuyée. Elle l'aime sans retour et ce sens unique finit par être lassant.

    J'ai tourné les pages les unes après les autres mais sans aucune envie particulière de retrouver ni les personnages, ni l'intrigue... surtout parce qu'il fallait que je poursuive ma lecture...

    Je remercie néanmoins Logo-Partenariats-News-Book et les Editions Robert Laffont pour ce partenariat.

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mercredi 25 janvier 2012

Le mercredi, je lis avec mon ptit (40)

    Cette semaine, quatre lectures à partager avec vous et de genres très différents.mercredi avec mon ptit

livre explique tout    Tout d'abord, un livre très drôle et très coloré qui nous a beaucoup plu et ce, pour plusieurs raisons. Tout d'abord, il faut reconnaître que le graphisme est mochissime et que franchement, c'est un choix judicieux. Je m'explique. L'enfant a l'impression qu'il aurait pu lui-même dessiner et barbouiller chacune de ses pages et de fait, il se sent réellement complice de ce qui s'y raconte. Je dois vous dire qu'avec mon ti moun, on s'y est marrés tout du long. Les situations sont cocasses, les enfants s'y retrouvent bien. Mais les parents aussi car c'est un livre intelligent sous ses dehors de farce. Et nous avons beaucoup aimé le discours sur l'amour parents-enfants. Nous conseillons donc.

    Ensuite, deux petits documentaires très simples mais vraiment efficaces. Nous en avions déjà lu un dans cette collection et nous avons donc récidivé avec les titres sur la naissance et le sommeil. Nous avons tous sommeilles deux beaucoup aimé retrouver les personnages de Rémi et Lilou, la manière d'apprendre tout en lisant une histoire, les petits points documentés, les petites énigmes et les question participatives.naissance Il nous reste encore celui sur l'alimentation à lire. On vous dira très bientôt quel a été notre ressenti.

     

 

Pour finir, nous avons lu un album sorti à l'occasion de la sortie imminente du dessin animé sur le grand écran. Pour cet événement, Nathan a fait paraître l'histoire sous plusieurs formats. Nous avons choisi de lire cette version conseillée à partir de 5 ans. Voilà qui nous a donné envie de voir le destin animé et de retrouver Maki et Zarafa. Une belle histoire d'amitié entre un enfant et une girafe. Tout cela accompagné d'un discours implicite sur le respect de la différence. Petit bémol de ma part : comme c'est une version pour les plus jeunes, il y a beaucoup de coupes et parfois cela rend les choses un peu étranges. Et je ne suis pas fan de la narration au présent.

Zarafa

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lundi 23 janvier 2012

Rani de Jean Van Hamme

    J'adore les romans historiques et malheureusement je m'aperçois que ces derniers temps, je n'en lis plus ranibeaucoup au final. Alors comme je suis faible, j'ai craqué pour ce partenariat proposé avec les éditions Michel Lafon sur le forum livraddict.

     Ce roman c'est l'histoire de Jolanne de Valcourt, jeune bâtarde d'un marquis veuf que celui-ci a eue avec sa servante et qu'il a reconnue. Mais le marquis a un fils aîné, Philippe, qui voue une haine démesurée à celle qu'il refuse de considérer comme sa soeur. Alors quand il apprend que celle-ci va devenir l'héritière du château, il perd ses moyens, se débarrasse de son père et intrigue pour faire disparaître le testament.

    C'est le début d'une longue série d'aventures et de privations pour Jolanne qui va devoir usurper l'identité d'une autre femme pour survivre et supporter l'exil loin de tout, mais surtout loin de celui qu'elle aime.

    Ce roman historique sur fond de royauté (règne de Louis XV) et de conquête de l'Inde est, malgré ses défauts, un véritable page-turner. En effet, dès les premières pages, on se prend d'affection pour cette jeune femme dont le frère a juré la perte. Les pages se tournent à une vitesse folle, l'action est enlevée et les personnages savoureux. L'auteur brille selon moi, dans ce roman, par la galerie de personnages qu'il propose ; aussi bien les principaux que les secondaires d'ailleurs. J'ai eu beaucoup de tendresse pour les compagnons d'infortune de Jolanne : Chandi le pêcheur, l'Ange noir mais aussi la belle Indra. Avec Jolanne, mon coeur a battu la chamade à chacun des hommes qu'elle a rencontrés et qui l'ont aimée.

    Néanmoins, il faut être capable de faire abstraction de bons nombre d'évenements invraisemblables, de rebondissements souvent plus que capillotractés. A force de voir Jolanne sauvée in extremis malgré des situations inextricables, on ne s'inquiète plus guère pour elle. La quatrième de couverture ne s'en défend pas, Rani a un curieux goût d'Angélique Marquise des anges et du coup, souffre d'un arrière-goût de déjà-vu, il faut le reconnaître. Voilà, ce n'est certes pas le roman de l'année mais il m'a fait passer quelques bonnes heures de lecture et c'est déjà pas mal, non ?

      Roman par lequel je me lance dans le Challenge "Le tour des genres en 365 jours" dont je vous reparlerai très vite. Catégorie "Roman historique"

tour des genres

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vendredi 20 janvier 2012

Nickel Blues de Nadine Monfils

   Nickel-Blues Je vous ai déjà dit que j'adorais ma libraire ? Si vous ne vous en souvenez pas, c'est que je ne vous l'ai pas assez dit. La semaine passée, je passe lui commander un livre et elle me met dans les mains ce roman en me disant avec des yeux ronds : "Je vous le prête car je voudrais vraiment savoir ce que vous en pensez".

   La couverture est chouette, le pitch a l'air très drôle, chic alors ! C'est parti !

   Dans ce roman, Ralph et Tony sont deux frères qui ont organisé une fête en l'absence de leurs parents. Au réveil, le constat est amer : la maison est un vrai chantier, du sol au plafond, le canari a rendu l'âme et le poisson rouge s'en est tiré de justesse. Il va falloir organiser un ménage d'urgence et être efficace. Sauf que nos deux adolescents ont tout sauf envie de s'en charger. Germe alors dans leurs crânes encore un peu dans les vapeurs de l'alcool, une idée complètement farfelue. Ils vont kidnapper une femme afin qu'elle leur fasse le ménage. Bien sûr, les choses dérapent, notamment parce que le mari va alors les traquer sans relâche.

    Tout d'abord, il faut signaler que ce texte est d'abors sorti chez Belfond dans une collection pour adultes et vient d'être réédité récemment chez Mijade dans une version poche destinée aux adolescents. Première question que je me pose et que je pose à l'éditeur d'ailleurs : à quel âge commence l'adolescence ? Non parce que, franchement, jamais je ne prescrirai ce roman à des adolescents.

   Je vous explique un peu. La quatrième de couverture prétend ceci : " Humour noir et suspense sont au rendez-vous de ce roman jubilatoire dont on ressort essouflé et réjoui." Je suis perplexe. Certes, il y a de l'humour et certains passages m'ont plu. Mais je ne suis pas une adolescente. En effet, certains passages sont d'une vulgarité assez avancée. En effet, un des deux frères manifeste sans arrêt sa volonté de "tringler" la captive et à chaque fois dans des termes plus fleuris les uns que les autres. Voilà ce qu'il dit à son frère au début du roman "J'peux pas tringler une pâte molle, conclut Ralph. J'ai l'impression de baiser Flubber." Vers la fin du roman, grâce ne nous sera pas faite de la liaison d'un des personnages avec une grand-mère d'un âge très avancé. Je me serais passée des détails expliquant que l'homme aime cette liaison parce que la grand-mère est une championne de la pipe par exemple... Comment voulez-vous que je conseille ça à des ados, moi ?

    D'autres passages m'ont laissée dubitative aussi, notamment la volonté d'un des deux frères de transporter la tête décapitée de sa grand-mère dans le bocal à poissons... et offrant d'ailleurs au poisson un décor passionnant à découvrir... beurk ! De l'humour certes, mais souvent un peu trop glauque à mon goût. Du suspense, mouais, là par contre pas assez, je trouve.

     En tout cas, je ne vous invite pas à le mettre dans les mains de n'importe quel adolescent et sans doute pas dans un CDI de collège (et même de lycée, je m'interroge, vraiment). Ma libraire a donc les mêmes réserves que moi et je vous invite à aller lire l'avis de Cajou.

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jeudi 19 janvier 2012

Je renaîtrai de vos cendres d'Elisabeth Brami

    J'avais adoré le premier roman ayant ouvert, chez Flammarion Jeunesse, la collection "Emotions". Ce livre-ci Je-renaitrai-de-vos-cendress'inscrit dans le sentiment de la colère. Elisabeth Brami raconte l'histoire de Shosha, lycéenne à fleur de peau qui vit très mal son année de Terminale et en veut terriblement à sa mère qui lui a avoué ne pas avoir souhaité cette grossesse. Difficile pour une adolescente de se construire alors qu'elle a la sensation profonde de ne pas avoir été désirée. De plus Shosha le sent bien, on lui cache des choses. Notamment au sujet de cet oncle, Yanek, suicidé des années auparavant et dont le seul nom est un véritable tabou. Ce roman est donc le journal de Shosha, dans lequel elle consigne ses humeurs mais également des poèmes qu'elle écrit avec son coeur, sa peine et surtout sa colère.

    Comment dire ? Ce roman ne m'a pas cpnvaincue. Cette adolescente irascible m'a singulièrement tapé sur les nerfs, notamment dans la première moitié du roman. Je sais très bien que l'adolescence est un cap très difficile à passer, période pendant laquelle nombre des jeunes ont du mal à trouver leur place dans leur corps, dans un groupe, dans leur vie en devenir. Mais franchement Shosha n'a aucun problèle justifiant une telle déferlante de colère... 

    La seconde moitié du texte m'a un peu plus intéressée car tout tourne autour de ce secret qu'on lui cache. Néanmoins, je peux vous garantir que pour la lectrice que je suis les simples noms de l'héroïne et du roman ont suffi à me donner les bons horizons d'attente et à savoir dans les grandes lignes ce que j'allais y lire.

    Quel lecteur un peu attentif n'aura pas saisi que tout est en rapport avec la Shoah ? Quel lecteur un minimum averti a appris quoi que ce soit sur le sujet ? Certes, je me dis que j'ai peut-être déjà trop lu sur ce sujet, ou trop lu tout court, mais j'ai trouvé les ficelles vraiment grosses, que rien n'était bien nouveau du point de vue "documentaire". Alors où réside vraiment l'intérêt ? La forme du journal ? Déjà fait... La révolte adolescente ? Déjà fait ? Le secret de famille ? Déjà fait... Les poèmes entre les chapitres ? Alors là, je peux tolérer ça d'un adolescent mais que l'auteur nous impose un tel supplice sans que réellement cela amène grand chose à la trame narrative, là, j'ai envie d'appeler au secours... 

    Au contraire, j'ai aimé le choix des citations et toutes les réflexions littéraires et philosophiques dont l'auteur nourrit son roman. Shosha nous fait même parfois grâce, entre deux colères, de traits d'esprit rafraîchissants et de traits d'humour particulièrement à propos. De fait, je me demande pourquoi l'auteur, avec toutes ces qualités, ne n'est pas montrée plus exigeante dans sa trame narrative. En effet, j'ai trouvé certaines ficelles vraiment grosses et j'aurais bien donné quelques soufflets à cette adolescente agaçante.

    Je file voir ce que mes comparses Anne-Sophie et Lasardine ont pensé de ce roman.

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mercredi 18 janvier 2012

Le mercredi, je lis avec mon ptit (39)

   Petite semaine ici... honte sur nous, nous n'avons pas lu tous les soirs, trop occupés à faire les clowns, à regarder le DVD du concert de Shakira (mon môme a de supers goûts) mais c'est la vie aussi.

chabas    Tout d'abord, un petit livre que mon ti moun a reçu à l'école dans le cadre de son abonnement à l'Ecole des Loisirs : Contes des très grandes plaines de Jean-François Chabas. Je lui ai lu la première histoire, "Le très heureux petit oiseau" et ma copine Sarah qui le baby-sittait (merci encore ma blondinette) lui a lu la seconde "Le garçon qui ne voulait pas tuer". Ce sont deux beaux contes ancrés dans l'univers des indiens Pawnees dont nous avons beaucoup aimé l'imaginaire. Deux beaux contes qui traitent du fait de grandir, de faire ses propres choix et de les assumer. Des textes qui montrent que l'on peut et que l'on doit se construire dans la différence et le respect de l'autre. Comme d'habitude, je suis ravie de la qualité des textes mais également des illustrations proposées par cette collection.

    Ensuite, car c'était la semaine des contes, nous avons lu ensemble un classique : Hansel et Gretel chez hanselTourbillon, d'après Grimm. Je vous laisse imaginer les yeux ébahis de mon ti moun découvrant la maison tout en sucreries mais aussi sa déconvenue quand les enfants ont été attrapés par la sorcière. J'avais oublié le début de ce conte et me suis trouvée fort surprise de voir que le début était vraiment très proche de celui du Petit Poucet. Manque d'inspiration ou les parents abandonnaient-ils vraiment souvent leurs enfants dans la forêt ? En tout cas, c'est une belle édition, cartonnée à l'extérieur, dont les illustrations nous ont beaucoup plu.

mercredi avec mon ptit

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mardi 17 janvier 2012

Les droits de l'élève de Valérie Piau

droits de l'élève    Comme vous le savez peut-être déjà, je suis prof. Récemment, une de mes collègues a été heurtée par les propos tenus dans un livre écrit par une avocate et je lui ai donc demandé de me le prêter.

    Cet ouvrage se veut une sorte de guide à l'usage des parents qui se seraient sentis abusés par le système scolaire. Il leur explique quels sont leurs droits et donne une palette d'exemples pour appuyer ses dires.

    Autant je trouve normal de rappeler les droits qu'ont nos chères têtes blondes au sein de l'école, autant je me dis que rappeler également leurs devoirs n'aurait pas été superflu. De même, certaines réflexions de l'auteur montrent que si la connaissance légale est sans doute maîtrisée, la conscience de ce qui se passe en milieu scolaire est bien plus elliptique. Quand on voit comment elle reprend les phrases d'un autre essai rédigé par une enseignante, on reconnaît bien là le métier d'avocat, prompt à utiliser des passages hors contexte afin d'affûter sa propre argumentation.

    Bien qu'il s'en défende, j'ai trouv que cet essai avait une seule visée : exacerber le conflit entre l'école et les parents. Ce genre d'ouvrage tend à donner l'impression que des faits isolés sont en fait monnaie courante.

    Je vais rétorquer quelques petites choses et vite oublier ce genre d'ouvrage :

  • autoriser les élèves à aller aux toilettes pendant les cours : certes, on comprend que l'enfant démarrant sa primaire ait encore du mal à s'organiser mais quid des enfants plus grands. On sait, par expérience, que bon nombre d'entre eux se jetteraient sur l'occasion pour aller papillonner dans les couloirs, faire des âneries... et puis qui les surveille à ce moment précis ? Je me permets de signaler ce dernier point puisque l'auteur a fait un superbe chapitre sur les défauts de surveillance.
  • les écoles maternelles qui demandent à ce que les enfants soient propres seraient un grave manquement à la loi : certes, mais qui va changer l'enfant souillé ? L'enseignant ? Et risquer de se voir accusé de toucher le corps de l'enfant ? Si je ne dis pas de bêtise (je n'ai pas le temps de vérifier ce matin), les ATSEM n'ont plus le droit non plus de toucher les enfants. alors que fait-on du petit qui a eu un accident ? N'est-ce pas encore plus humiliant de le laisser souillé toute la journée.
  • donner des arguments aux parents pour éviter un redoublement : moi je dis OK car après tout, si les parents ne sont pas capables d'entendre que leur merveille n'a pas le niveau recquis pour aller en classe supérieure, ils n'ont qu'à assumer. Ce n'est pas comme si les enseignants étaient des professionnels...
  • confisquer un téléphone portable serait un grave manquement : rappelons que l'objet confisqué peut être récupéré par les parents. Et n'oublions pas de dire que l'objet confisqué est en général expressément interdit dans les réglements intérieurs. Et petite précision : quand ils n'existaient pas, on vivait tout de même très bien.

 

    Je pourrais passer la journée à commenter ce livre. Je ne reviendrai même pas sur le chapitre de l'absentéisme car ce qu'il contient comme discours suggéré me rend malade. La majorité des profs n'est pas plus en arrêt que la majorité des salariés d'autres branches. Si les remplacements ne sont pas assurés, c'est ailleurs qu'il faut regarder. Et quand je lis qu'il faudrait mettre devant enfant, n'importe quelle personne un minimum diplômée pour assurer l'interim, je me dis que l'auteur (mais elle n'est pas la seule) n'a aucune conscience qu'enseigner est un véritable métier demandant non seulement d'être capable de transmettre des connaissances (en avoir c'est bien beau) et de gérer un groupe d'enfants ou d'adolescents...

    Certes, il y a des abus aussi bien du côté des enseignants que du côté des parents, puisque nous avons affaire à des êtres humains, imparfaits par nature. Mais ce livre, malgré ce qui est prétendu par l'auteur, ne peut pas permettre de rendre possible un quelqconque dialogue. En tout cas, parents qui en voulez à l'institution scolaire, vous trouverez avec délice à la fin de ce livre un certain nombre de lettres-types pour attaquer l'école de votre délicieuse progéniture.

    Ceci dit, je suis peut-être une vilaine méchante prof aigrie, moi aussi...

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vendredi 13 janvier 2012

Séparée de François de Singly

   Je lis peu d'essais. Je ne peux pas dire que ce soit par manque d'intérêt, je pense que c'est surtout que je préfèreSéparée lire des romans et ainsi m'évader de la pesanteur quotidienne. Mais la couverture rose flashy ainsi que le sujet de celui-ci m'ont donné envie de m'intéresser à une étude sociologique de la chose.

    L'auteur envisage son essai selon le constat qu'il a fait qu'apparemment les séparations (et divorces) surviennent en fait sous l'impulsion féminine. Il va donc nterroger, recueillir et passer au crible les témoignages de nombreuses femmes, tous niveaux sociaux, âges et profils confondus. Pourquoi se sépare-t-on ? Comment se reconstruit-on ? A quoi aspire-t-on ?

    Comment dire ? Soit je ne suis pas faite pour les essais, soit celui-ci ne m'a vraiment pas convaincue... Tout commençait plutôt bien par une définition de la séparation, par tout un tas de données chiffrées histoire de nous mettre en situation. Ensuite, je dois avouer que j'ai été lassée de tous ces témoignages que j'ai trouvés assez plats (malgré la volonté de citer des expressions des dites personnes...) et qui ne m'ont au final apporté que peu de matière nouvelle à réflexion. Soit la société est profondément ennuyeuse, soit c'est cet essai qui l'est...

    Ensuite, j'ai été furieuse de me voir raconter dans les moindres détails les deux tomes de la BD Lulu femme nue de Davodeau que j'avais très envie de découvrir. Merci de m'avoir gâché un des plaisirs de lecture que j'envisageais en 2012. D'autres films et romans sont également narrés en long en large et en travers, sans que j'aie à chaque fois bien saisi l'enjeu particulier de le faire à ce moment-là... ou alors c'était trop malin pour mon pauvre petit cerveau de blonde, ce que je n'exclus pas.

    Sincèrement, je me suis fait violence pour aller au bout de cet essai et en ai surtout conclu que si les femmes se cassent, c'est sans doute parce que ce sont celles qui ont le courage de le faire... Oui, je sais, je fais ma nana de mauvaise foi... et j'aime ça.

    Cathulu est bien plus enthousiaste que moi et L'Irrégulière a été passionnée. Ne vous fiez donc pas à mon avis.

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jeudi 12 janvier 2012

Les hommes en général me plaisent beaucoup de Véronique Ovaldé

ovaldé    J'avais adoré Ce que je sais de Véra Candida et c'est le billet de ma copine Noukette qui m'avait donné envie d'acheter le titre que je vous présente aujourd'hui.

    C'est un roman court que voilà et je vais essayer de vous le déflorer le moins possible. Lili est une jeune femme qui, après un séjour en prison, essaie de se construire une vie avec un homme charmant prénommé Samuel et qui a beaucoup fait pour l'aider à quitter l'enfer carcéral. Mais les vieux démons ne nous quittent pas ainsi... est-ce un fantôme où est-ce LUI qui surgit de nouveau, un jour où elle ne s'y attendait plus vraiment ? Ce retour, c'est toute son enfance qui resurgit, une enfance effroyable...

    J'ai adoré ce tout petit roman, poignant page après page. En très peu de mots finalement, Véronique Ovaldé, servie par une plume puissante, nous embarque en plein dans la tourmente de cette femme dévastée dont le parcours m'a vraiment bouleversée. Mot après mot, on sent bien que sa faiblesse est encore bien trop grande et que le Mal rôde, conscient de ce qu'il peut encore prendre, de ce qu'il peut encore briser.

    Comme Noukette, je vous le dis, c'est une lecture choc ! Une histoire poignante servie par un style d'écriture vraiment singulier ! Vivement mon prochain Ovaldé !

    Retrouvez aussi les avis de Lili, Canel et Cynthia

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mercredi 11 janvier 2012

Le mercredi, je lis avec mon ptit (38)

    Voilà qui faisait longtemps, hein. Ce n'est pas qu'on ne lise plus avec mon ti moun, bien au contraire, mais j'ai un peu de mal à me mettre à rédiger sérieusement ces derniers temps. Mais ce matin, quand il m'a dit "eh, maman, tu te souviens que le mercredi, normalement, c'est mon jour sur le blog", je me suis dit que je pourrais bien sortir un peu de ma torpeur...

loup y es tu    Tout d'abord, nous avons lu (entre autres choses) deux chouettes albums sur le loup carle loup ne nous mangera pas mon ti moun adore ces histoires-là. Le premier, "Loup y es-tu ?" de Charlotte Mollet n'est pas fort original mais il nous a permis de rechanter la comptine ensemble et de bien nous marrer. Le second, "Le loup ne nous mangera pas" d'Emily Gravett met en scène trois petits cochons qui prétendent qu'ils peuvent tenir tête au loup. C'est très drôle de bout en bout et les illustrations sont vraiment très belles. Là encore, nous avons fort rigolé car c'est mon petit qui a fait la lecture et a pris un malin plaisir à me montrer à quel point, il met bien le ton. Et la fin est vraiment drôle : sécrés petits cochons !!

 

 petit ours   Cette semaine, nous avons lu trois petits romans. Nous avons déjà découvert pas mal de titres petit tigredans cette collection "Premières lectures" chez Nathan. Selon la motivation de mon petit bout, soit il lit tout, soit il lit les paroles des personnages dans les bulles et je me charge de la narration. En tout cas, plaisir est toujours le maître mot de ces moments. Donc, nous avons lu deux titres de la série "Les animaux de Lou" : un sur les ours polaires, l'autre sur les tigres. Si mon fils a adoré, moi j'ai trouvé ça un peu niais et certaines situations bien trop peu crédibles. Certes c'est pour les enfants, certes j'ai entendu parler de l'imaginaire mais je trouve dommage de trouver certaines âneries dans des romans qui proposent à la fin une double page documentaire, je trouve cela contradictoire. Quand Lou aide le tigre à s'échapper et s'enfuit avec lui... non, vraiment hein... je sais bien que c'est un récit pour enfants et que ces derniers y sont toujours super forts et plein de ressources mais, je vous assure que j'ai trouvé ça un peu trop énorme.

  que la vie est belle

  Nous avons également lu un titre de la série "Que la vie est belle". Dans "En ville", on retrouve Kouma et Toriki qui partent à la découverte de New-York. C'est drôle et rythmé même si là encore, le passage du zoo à la fin m'a semblé un peu niais malgré tous les bons sentiments que cela peut contenir...

mercredi avec mon ptit

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dimanche 8 janvier 2012

Le couturier de la mort de Brigitte Aubert

    Et voilà un petit coup de LECTURE DU DIMANCHE sous vos yeux ébahis. Mon rendez-vous préféré (avec celui du premier mardi) car même si nous n'avons plus de rythme régulier, lire avec Pimprenelle c'est toujours un plaisir ! le couturier de la mort

    Alors quoi de mieux qu'un thriller bien glauque puisque la demoiselle en est friande. Le grand méchant loup On m'avait conseillé l'auteur alors j'étais ravie, persuadée que j'allais frissonner à foison.

   Ce thriller démarre sur une situation des plus macabres : un cadavre est retrouvé... enfin, un cadavre... disons plutôt un assemblage de plusieurs morceaux de cadavres recousus par la main d'un affreux psychopathe. D'autant que certains membres semblent avoir été machouillés par des dents humaines. Beurk, cela commençait plutôt bien.

    Mais voilà... du glauque en veux-tu en voilà, oui ! Des scènes bien dégueu à foison, oui aussi ! Mais alors le style de l'auteur est à pleurer de platitude, les personnages sont tout aussi plats (entre Marcel le flic bête comme ses pieds, Jean-Jean le supérieur au surnom débile et plus mou qu'un bulot tu meurs, Nadia la nouvelle chérie ancienne pute mais c'est pas sa faute elle avait besoin d'argent pour nourrir son petit... on n'est pas sauvé). En plus, les trop nombreuses tentatives d'humour sont à chaque fois tombées à plat. Même le tueur est insignifiant, non seulement par sa taille mais également par son ton et ses actions. La fin est tout bonnement grand-guignolesque et l'épilogue, oh mon Dieu, la farce...

     Je dois dire que je me suis copieusement ennuyée pendant 225 pages. Heureusement, l'écriture digne de Oui-oui à la plage m'a permis de lire ce livre bien vite. c'est tant mieux car foule de bons livres attendent leur tour dans ma PAL... Et le pire c'est que je viens de recevoir son tout dernier... merci de me passer un mouchoir...

    Et qu'en a pensé Pimprenelle, la prêtresse du glauque ?

lecture du dimanche

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vendredi 6 janvier 2012

Tous nos petits morceaux d'Emmanuelle Urien

   tous nos petits morceaux J'avais beaucoup aimé son roman Tu devrais voir quelqu'un et j'avais très envie de lire ce qu'elle écrivait comme nouvelles. C'est chose faite et j'en suis ravie.

    Dans ces nouvelles toutes fort différentes, un point commun : le miroir. Qu'il y soit narrateur, acteur ou simple spectateur, le miroir va nous révéler bien plus que des reflets. Et comme le dit la quatrième de couverture "les miroirs en voient de belles..." Toutes ces nouvelles sont vraiment très belles et très différentes à la fois. Par contre, autre point commun que l'aspect speculaire : la force de la plume. J'avais déjà beaucoup aimé son style à l'occasion de ma lecture du roman. Cette fois encore, je me suis délectée des mots, du rythme de la phrase.

    Le plus étonnant est la capacité de l'auteur à se renouveler de nouvelle en nouvelle. Même si j'ai moins aimé les deux dernières, j'ai apprécié de ne pas m'ennuyer un instant malgré la récurrence de l'objet choisi. A vous qui vous demandez ce qu'on peut bien faire d'un miroir tout au long d'un même recueil, tentez l'aventure. L'auteur promène le long de son livre un miroir qui n'épargne rien ni personne: elle y sonde notamment les reflets mais également l'âme humaine. Une très belle réflexion sur l'image que l'on renvoie de nous et sur sa conformité à la réalité.

    Je n'en dirai pas plus car les nouvelles sont courtes et méritent d'être lues sans être déflorées. Je vous souhaite de découvrir cette belle galerie de personnages.

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mardi 3 janvier 2012

Le premier mardi, c'est permis (8)

    Mon premier billet lecture de l'année sera donc inavouable ! Voilà donc qui devrait donner le ton de l'année àprince charmant venir : coquine, frivole et sans prétention. De plus, j'ai l'impression que les troupes grossissent (les troupes, j'ai dit) mois après mois et j'aime me dire qu'autour de moi, les gens assument librement de lire tout ce que leur dicte leur curiosité. Et puis c'est l'occasion aussi de rire ensemble et cela n'a pas de prix.

    Alors ce mois-ci deux lectures. Je voulais vous en proposer une troisième mais le temps (et seulement le temps) fut trop court. Mais vous ne perdez rien pour attendre, je vous le garantis.

    Pour commencer, j'ai lu un livre, alléchée par la couverture et le titre. Lucie de Paola, gagnante l'an dernier du Grand prix des Blogueuses Elle, a commis "Les filles pensent que... il faut embrasser beaucoup de crapauds avant de trouver le prince charmant." Je me suis dit que je tenais là le truc drôle pour démarrer l'année. Alors, but atteint ou pas ? 

    Le livre commence tout d'abord par parler de la rupture. Eh oui, d'entrée de jeu, l'auteur annonce la couleur : si on en est réduite à tenter d'embrasser tous les baveux qui traînent c'est que nous sommes malheureusement de nouveau en quête de celui que des générations de menteurs ont persisté à appeler le prince charmant. Ces premières pages m'ont provoqué d'horribles gloussements dans les transports en commun et ça non plus, ça n'a pas de prix. Des gloussements car je dois vous avouer que bon nombre de situations m'ont semblé si familières, ahum... parce que rompre en face à face est devenu bien trop difficile, l'homme utilise maintenant l'arme du couard absolu : le SMS ! premier éclat de rire quand l'auteur feint de justifier cette méthode : "on est coincé sous une armoire, la seule chose à portée de main est un téléphone et, au lieu d'appeler les secours, on décide que rompre est une bonne idée." Vous n'avez jamais reçu un texto de rupture ? Ah mais vous ne connaissez pas la vie, la vraie ! Et puis, il y a l'excuse tellement bidon mais qui marche encore si bien et si souvent : " Tu es trop bien pour moi. Je ne veux pas te faire souffrir plus longtemps." Messieurs, que vous êtes touchants d'abnégation, toujours prêts à vous sacrifier pour l'autre, j'en pleurerais s'il me restait un atome de coeur. Remarquez que récemment, j'ai dû expliquer à un homme qui avait reçu le même genre de message d'une courageuse, que la lâcheté n'était apparemment plus une vertu toute masculine, que l'émancipation de la femme avait fait des dégâts et que non, en fait elle n'était pas touchante de lui envoyer ça. Messieurs, la prochaine décennie sera celle de notre revanche, ou ne sera pas.

    Ah oui et il y a aussi une technique que moi j'appelle désormais "faire le mort" (mon loup, si tu passes encore par là, tu apprécieras la dédicace). Vous passez une super soirée (vous pouvez aussi vous envoyer en l'air toute la nuit comme des bêtes, c'est une des options) et c'est émus, que vous vous quittez le matin. Tellement émus que le bellâtre, drapé dans toute sa fierté et son courage, se terrera et ne donnera plus jamais aucun signe de vie. Rassurez-vous, il respire, n'a pas été kidnappé par un groupe terroriste (merci Lucie de Paola, j'ai adoré cette excuse) mais pour le coup, c'est clair, il ne nous mérite pas.

    S'ensuit un long passage, trop long pour moi, sur les ex. L'auteur nous fait un inventaire de toutes ces situations que l'on vit après la rupture. Elle oublie, et c'est un peu dommage, l'ex qui non seulement ne veut plus de vous mais fait en sorte que vous ne refassiez pas votre vie. Dans cette situation cocasse, il faut un accessoire très à la mode : l'enfant ! Coincez votre ex avec le petit, ne lui dites qu'à la dernière minute quand et pour combien de temps il prend son enfant et vous en faites votre nounou à vie ! Malin, hein ? Ben oui, on peut ne plus vouloir de son jouet et pour autant ne pas vouloir qu'il serve à d'autres.

   L'auteur nous parle aussi des gens insupportables qui pensent qu'ils peuvent se permettre toutes les réflexions possibles sur notre célibat. D'autant que l'on doute fort que les remarques soient toujours réellement bienveillantes. Alors merci d'avoir un peu plus de pudeur et un peu moins d'envie... l'auteur le fait justement remarquer d'ailleurs : pourquoi tous ces gens qui s'ennuient et se disputent veulent-ils à tout prix nous embarquer dans leur galère ? On pourrait se lancer dans une longue thèse sur tous les bien-pensants qui veulent donner une vision unique et aseptisée du bonheur.

    La partie qui m'a plu le plus c'est celle sur les techniques de séduction et les différents types de crapaud. Je vous recommande, c'est très sympa. Cependant, je pense que l'auteur aurait pu aller encore plus loin dans le mordant et l'ironie. J'ai aimé et ai acquiescé un bon nombre de fois mais j'ai trouvé ça très gentillet au final. J'aurais d'ailleurs de quoi écrire un roman sur le mythomane (je pense pouvoir bientôt pouvoir prétendre à une thèse d'état en la matière) et j'aurais voulu me délecter de bien plus de lignes sur le profil de l'allumeur (vous savez celui qui vous lance des perches grosses comme des mâts pour ensuite vous dire qu'il doit y avoir un malentendu énorme entre vous... ouais la seule chose énorme de l'histoire, soit dit entre nous).

    Une fois que vous aurez résolu si c'est pour un soir ou plus, que vous aurez choisi si vous dormez chez lui (pratique pour se barrer au petit matin) ou que vous l'invitez chez vous (au moins vous savez que les draps sont propres mais il faut espérer qu'il comprenne à quelle heure il est de bon ton qu'il s'en retourne dans son nid), vous pouvez espérer qu'enfin vous tomberez sur celui que la tradition appelle encore le prince charmant... mais si vous voulez mon avis, du cheval vous n'entendrez que le bruit des gros sabots... Pessimiste, moi ? Sans doute...

 

 20 histoires   Ma deuxième lecture est le recueil de nouvelles que je vous ai proposé de gagner il y a quelques jours. Alors le sexe et Noël ? Verdict ? Je dois vous dire que je n'ai pas aimé toutes les nouvelles. Non pas que j'ai trouvé quoi que ce soit à redire au niveau de la forme et de l'écriture, mais parce que beaucoup d'univers sont représentés. On a dans ce recueil une nouvelle qui flirte avec le conte (j'ai adoré d'ailleurs), des nouvelles plus trash tant au niveau du style que des pratiques évoquées, l'échangisme est représenté, l'homosexualité et la bisexualité également. La plus grande qualité de ce recueil est donc d'offrir une palette très large d'érotisme (voire de pornographie à certains détours de pages) et de rappeler quelque chose de très important à mon sens : le sexe, c'est sain tant qu'il est pratiqué entre adultes consentants. Dans ce recueil, le plaisir est le maître mot, chacun est juste libre de le trouver là où il veut. Même si toutes les situations ne m'ont pas tentée, je dois reconnaître prendre plaisir à découvrir ce qui peut titiller d'autres que moi.

     Alors qui a gagné, me direz-vous ? Voici le nom des cinq gagnants : Emma, Roxane, Cuné, Noann et Pascale Maret. Envoyez-moi vite votre adresse, que je la communique à l'éditeur !

    Pour les autres, je peux faire voyager mon exemplaire, n'hésitez pas à demander, je suis amour et partage ! 

    Et vous ce mois-ci, qu'avez-vous lu ? Retrouvez une nouvelle interview délirante de Sara, un billet haut en images chez Liliba, un livre qui se passe sous le manteau chez Sandrine. Découvrez comment l'Irrégulière a terminé l'année... comment Hécléa devient une "fervente adepte de mon rendez-vous" et attise le feu... comment Noukette a été dupée par la collection Passion Intense...

Mardi-c-est-permis

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dimanche 1 janvier 2012

2012 est là... ça ne va pas changer grand chose

    Parce que je ne suis pas douée pour souhaiter des choses qui ne vont certainement pas se produire, je vais essayer de vous faire le bilan de mon année 2011

    Et comme je manque d'originalité, je vais piquer quelques idées à ma copine Sara la cruelle en vous offrant pour commencer mon top "loose" 2011

    1) J'ai voulu secouer ma croupe sur des rythmes endiablées et y ai laissé un genou

    2) J'ai voulu me remettre à un concours très prisé et j'ai zappé les dates d'inscription

    3) Je vous ai parlé de mon kiné et il est devenu la star de ce blog sans pour autant que j'arrive à l'attraper

    4) Un élève m'a dit que je ressemblais à Evelyne Dheliat 

    5) Aucun crapaud ne s'est transformé en prince charmant et c'est pas faute d'avoir roulé des pelles essayé

 

    Toujours car je pompe sur ma copine Sara, un ptit "top croûtes 2011" aussi, c'est si bon. 

    1) Catégorie "roman jeunesse" : sans hésiter un instant, Un jeu interdit de L.J Smith qui a réussi brillamment l'exploit de rassembler tous les clichés et d'étaler sur quelques 600 pages une intrigue qui n'en mérite même pas le nom. Merci à ce genre d'auteurs qui veut faire croire que les jeunes lecteurs sont des débiles sans goût et sans imagination.

    2) Catégorie "roman contemporain" : là aussi, le must de l'auteur pour vous en cette année, Aleph de Paulo Coehlo. Je le classe dans les romans car je ne sais pas trop quelle est la part de vécu là-dedans et que j'espère vraiment qu'on ne peut décemment pas être persuadé de conneries pareilles et se vanter d'une relation aussi ambigüe avec une aussi jeune femme. Beurk et rebeurk

    3) Catégorie BD : Rien de bien drôle, j'ai juste été déçue par la série Alim le Tanneur et pas accroché avec Mamette.

    4) Catégorie documentaire, essais : "Osez... rendre un homme fou de plaisir" de Servane Vegy m'a provoqué de gros baillements. Soit je suis une sacrée cocotte, soit la vie sexuelle des français est vraiment pitoyable. Remarquez ma copine Sara a classé la dame dans son top croûtes avec un autre titre... Je pense qu'elle va en effet devoir venir participer chaque premier mardi du mois...

    5 ) Catégorie thriller, polar : Remède mortel d'Harlan Coben. Pa pitié, merci d'arrêter de vouloir faire du fric en nous revendant les daubes de jeunesse que personne n'a voulu éditer à l'époque. C'est un manque de respect de l'auteur pour lui-même et pour ses lecteurs. Quand déjà, on n'est pas réputé pour avoir un style brillant et des idées haletantes, on évite de partager ses tentatives de jeunesse.

    6) Catégorie érotique : Comme ma copine Sara, L'amant ténébreux de Ward pour toutes les raisons qu'elle donne brillament dans son billet mais aussi parce que le coup du héros bigleux, moi, ça m'a tout coupé.

resolutions

    Les résolutions, me direz-vous... surtout lire ce que j'ai envie et surtout ça, résister à toutes les propositions de tous bords et ainsi ne plus me retrouver entassée sous les livres. Hormis, ça, je ne vois pas, je suis déjà parfaite et tellement modeste aussi.

    Allez c'est reparti pour 2012 !!!

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vendredi 30 décembre 2011

D'autres prendront nos places de Pierre Noirclerc

   noirclerc L'an dernier, un concours était organisé par Flammarion et We Love Words. Je dois reconnaître que, titillée par l'envie d'écrire dans le registre sollicité par ce concours, j'avais commencé un petit quelque chose puis abandonné car les contraintes de timing et moi, comment dire...

    Alors j'ai été ravie qu'on me propose de lire le roman qui a gagné ce concours. Cela fait plaisir de voir que ce concours a été l'opportunité pour un nouvel auteur de se faire publier, et en plus dans une grande maison d'éditions. De plus, je voulais voir ce que le comité de lecture avait retenu comme représentant de cette phrase d'accroche de leur concours qui était "Soyez mauvais genre". Et puis le livre est gentiment dédicacé par l'auteur, c'est une petite marque de sympathie qui fait toujours plaisir.

    Passons donc au pitch du roman : c'est l'histoire d'un type de 25 ans qui après une escapade londonienne décide de s'installer à Paris et d'y faire son trou. Sauf que les choses ne se passent pas vraiment bien. Entre la difficulté de se trouver du travail, un logement décent et une nana pas complètement timbrée, les choses ne s'engagent pas vraiment bien pour Pierre, notre narrateur. Tiens, quand on sait qu'en plus, il voudrait bien être écrivain, on se demande de fait si on n'a pas encore à faire à un premier roman autobiographique. En effet, n'est-ce pas sur soi que l'on pense pouvoir écrire le mieux ?

    Alors qu'en ai-je pensé, au final ? Ce roman se lit très facilement, un peu trop même. Dans la première partie, j'ai été saisie d'un ennui profond, ni attirée par le personnage (et pourtant j'aime les anti-héros), ni par ses mésaventures (le coup du chômeur qui picole pour oublier...), ni par le style que j'ai trouvé très sec et très plat (pour ne pas être plus méchante et taxée de vouloir "faire ma prof de français") à la fois. Je ne sais pas, j'attendais autre chose du gagnant du concours "Soyez mauvais genre" mais peut-être avais-je mal compris la ligne du concours (et du coup bien fait de ne pas m'y coller). 

     J'espérais donc que j'allais lire le "maître en littérature" de la comédie romantique, en tout cas selon ce que titrait le pitch du concours. Or, je dois avouer que je n'ai pas ri une seule fois, que même la relation d'amour avec Chloé n'a pas fait battre mon coeur (qui ne demande pourtant que ça), que je n'ai pas pris plaisir aux scènes dites torrides. 

    Même si j'ai un peu plus aimé la deuxième partie du roman dans lequel le style de l'auteur semble prendre plus d'ampleur et de force (je ne m'explique d'ailleurs pas la différence entre les deux parties... volonté stylistique ?) et que j'ai lu ce roman en très peu de temps, je suis au regret de dire que la rencontre entre ce livre et moi n'a pas eu lieu. Monsieur Pierre Noirclerc, j'espère que vous n'en prendrez pas ombrage car ceci n'est que le ressenti de lecture d'une petite blogueuse sans prétention et qu'on ne peut pas accrocher à tout ce qu'on lit.

    Je vous donne le lien des avis de mes copines Heclea et Calypso qui, elles, ont aimé ce roman. Sinon, vous avez aussi celui d'Abeline qui dit beaucoup mieux que moi pourquoi je suis passée à côté de ce roman.

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mercredi 28 décembre 2011

Happy birthday to me !!! 3 ans déjà !

    Eh oui, trois ans déjà, il a poussé ce blog !

Beaucoup de bonnes choses grâce à lui mais aussi beaucoup d'interrogations. Grosses interrogations car si j'aime parler de ce que je lis, mes copines me disent souvent qu'il n'est pas assez le reflet de la fille que je suis au quotidien. Pour remédier à ça, je vous ai proposé "le premier mardi, c'est permis" et je dois avouer que ce sont sans doute les billets que je prends le plus de plaisir à écrire car je me marre et savoure vos commentaires.

Je pense que je vais insuffler un peu plus de folie, d'humour et de coquineries dans ces pages

afin que celles-ci soient un peu plus à mon image. 

boxer-cadeau2

     Allez pas d'anniversaire sans un petit discours !

 

Grâce à ce blog, j'ai pu


1. Acheter "Osez la fellation" en librairie et savourer le regard du jeune homme à la caisse mi-gêné, mi-émoustillé.

2. Ecrémer les soirées, inaugurations et boire du champagne avec les copines.

3. Rencontrer de supers auteurs même si l'un d'entre eux ne semble s'être souvenu de moi que parce que j'avais bu autant de champagne que lui... Life is a bitch !

4. Draguer en donnant comme argument que j'avais réussi à atteindre le top 5 Wikio (si, si, ça excite les mâles..)

5. Devenir une blogueuse influente en matière de sexe (ah non, pas encore ? bon, je vais faire des efforts )

 

Malgré ce blog, je n'ai pas réussi

1. A avoir le même corps que Beyoncé (et pourtant j'ai maté ses clips des dizaines de fois : en vain)

2. A avoir un Iphone sur lequel télécharger une appli recensant toutes les positions du Kamasutra et une autre se présentant sous forme de Jackpot donnant à chaque fois un nouveau gage coquin.

3. A me faire sponsoriser par Manix (eh oui, maintenant tout le monde sait pourquoi j'ai créé le rdv du mardi)

4. A être élue miss big boobs blogosphère 2011

 5. A pécho mon kiné sur sa table de massage

 

Cette année, je ne vous fais pas de cadeau mais j'accepte tous les vôtres

surtout en nature et en liquide (ahum...)


PS : Mamie Josette, surtout ne lis pas ce billet, hein...

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mardi 27 décembre 2011

Plage de Manaccora 16h30 de Philippe Jaenada

  plage de manaccora  Voltaire (non, pas l'auteur, un homonyme) et sa petite famille (Oum, safemme et Géo son fils) sont en vacances en Italie, au bord de la mer. Comme le dit le narrateur lui-même (Voltaire, donc), "les deux premiers jours, tout s'est bien passé. Le troisième, non." En effet, la forêt s'embrase, tout le monde se retrouve acculé, entraîné vers la seule issue raisonnable : la plage. Mais les secours ne viennent pas et la mer se retrouve être l'ultime obstacle. Alors, il ne reste qu'une seule chose à faire (à part avoir les jetons et prier Dieu), se remémorer toute sa vie.

    Ce roman est une pépite, j'ai adoré. D'un côté, le côté oppressant au possible, car malgré la narration à la première personne, il va falloir attendre les toutes dernières pages pour savoir si les protagonistes s'en sortent ou pas. Je peux dire que j'ai été littéralement embarquée avec les personnages dans cette attente insoutenable et cette peur mordante de mourir soit carbonisé soit étouffé par la fumée. A côté de cela, l'auteur réussit de manière très brillante à nous faire rire en rendant cocasse tout un tas de ses souvenirs mais également la situation qu'ils sont en train de vivre. Et j'ai adoré le tic stylistique de l'auteur que sont les parenthèses nombreuses, les parentèses qui s'imbriquent les unes dans les autres. Je n'avais pas retrouvé un tel maniement depuis mes tentatives de déchiffrement de Claude Simon. Si la langue en elle-même est assez simple, ce décrochement parenthétique lui donne une singularité savoureuse.

    Plusieurs avis sur la toile m'avaient donné envie de découvrir cet auteur mais ce sont les billets de ma copine Lili qui ont fini de me convaincre. Merci ma jolie !

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dimanche 25 décembre 2011

Osez.... 20 histoires érotiques de Noël (Concours inside)

    Parce que vous savez à quel point j'aime les guides "Osez" des éditions de la Musardine et parce que Noël doit20 histoires s'accompagner de cadeaux, je vous propose de gagner 5 exemplaires du même petit recueil que celui que je suis en train de lire en ce moment.

    J'en suis à peu près à la moitié et il y en a pour tous les goûts. C'est un peu ce qu'on appelle la magie de Noël, non ?

    Vous voulez jouer ? C'est facile ! Comme, malgré tout, Noël est un peu passé et qu'on s'approche de la fin d'année, dites-moi en commentaire quelle bonne résolution vous n'avez pas encore tenu cette année ? 

    Vous avez jusqu'au lundi 2 janvier minuit pour jouer et j'annoncerai les résultats dans mon billet du 3 puisque ce sera le premier mardi du mois...

    Merci à la maison d'éditions qui vous offre la possibilité de jouer en ce jour.

    C'est à vous !

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samedi 24 décembre 2011

Noël sous la couette, six nouvelles coquines

 noel couette   Eh non, vous ne rêvez pas ! Il n'y aura ni photo de sapin, ni de cadeaux sur ce blog car mes "lectures coquines et inavouables(...) ont fait école sur le net" paraît-il. Et dans la vie, il faut coller à sa réputation, c'est important. Et puis Cuné aimant mes billets pas sérieux, cela me fait une excuse de plus, non ? (comme si j'avais besoin d'excuse, me direz-vous...)

    En ces temps froids et festifs, un peu de dérision ne fera de mal à personne. Quelques nouvelles érotiques autour de Noël étaient donc la solution idéale au manque d'envie de lire qui m'habite depuis quelques semaines. Et comme on n'est jamais déçu par un Passion intense, mon choix était vite fait. Et avec des nouvelles, je me suis dit que l'on allait traiter très vite de l'essentiel : le sexe.

    Oui mais voilà, il faut croire que Noël rend crétin même les plus érotiques, je vous assure. Et il ne manquait plus que le Père Noël pour me faire douter du type de livre que j'avais pu ouvrir. Soyons clair, le point fort de cette collection, ce n'est pas l'intrigue, ce sont les scènes hot... Le souci c'est que dans ce recueil, les auteurs se sont sentis obligés de recréer la magie de Noël et le potentiel sexy s'en ressent fortement.

    La première nouvelle, écrite par Lori Forster, s'intitule "Mon preux chevalier" et voilà un titre qui aurait dû me faire prendre conscience que cela ne pouvait pas bien démarrer. Mais bon, on se dit que la traductrice française devait souffrir d'une indigestion de bûche au moment de la traduction du titre et qu'on va forcément se régaler. Alors c'est l'histoire de Parker, un flic qui approche la quarantaine. Et sa petite voisine sexy, Lily, va tout faire pour l'attirer dans les mailles de son filet... Bon, soit, me direz-vous et ensuite ? Eh bien Lily a en fait hérité d'une grosse fortune et elle veut un homme qui l'aime pour elle. Parker voudrait bien mais elle est si jeune (quatorze ans de moins que lui) et horreur, elle aime tellement Noël... comment vont-ils faire ? Après 36 pages d'une mièvrerie sans nom, voici ce que Parker dit enfin et qui tombe comme un cheveu sur la soupe " Pour tout vous avouer, Lily, je bande comme un cerf". Bon, à ce stade-là, on est encore prêt à tout pardonner pour obtenir une bonne petite scène torride. Eh bien, figurez-vous que ces deux crétins tombent déjà amoureux et nous gâchent tout, pfffff... et au réveil, si Parker a peut d'avoir fait une bêtise, c'est à cause de l'odeur des cookies et des chansons de Noël entonnées par Lily. Mais rassurez-vous la chute est magnifique - j'en aurais vomi - car il a une envie irrésistible... de l'accompagner faire des achats de Noël... si, si, je vous jure...

    Alors, là, mes très chers fans, je suis prise d'un sentiment d'angoisse terrible car souvent l'intérêt des nouvelles va décroissant dans ce type de recueil... oui, je suis une pro en la matière, j'assume.

    Dans "Le Noël de Claire" d'Erin McCarthy, l'héroïne éponyme (ah ah ah, ça fait style, hein) se retrouve recouverte de neige à cause de la fausse manoeuvre d'un chasse-neige... frigorifiée, elle décide d'aller trouver de quoi se changer chez son frère et sa belle-soeur, absents pour les fêtes, et dont elle a les clés d'appartement. En arrivant là-bas, oh surprise ! Il y a un homme dans le salon ! On se demande bien ce qu'il fout là, mais bon... Et en plus c'est Justiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnn ! Oui, oui, prononcez-le ainsi avec les petits cris d'hystérie, hein Et cela fait des années que Claire bave littéralement d'envie de coucher avec lui. Elle va donc l'inviter à l'aider à se déshabiller car elle est trop frigorifiée pour y arriver seule. Yes, le scénario est nullissime mais on y vient, on va frissonner !!! Que nenni... elle va lui faire le coup de la serviette oubliée, panneau dans lequel il tombe allègrement. Après de nombreuses hésitations, les voilà décidés mais Claire est une femme qui ne rigole pas avec sa santé et elle arrête Justin en ces termes : " Il nous faut un préservatif. [...] Je sais où en trouver. Derek ne veut pas d'enfant et Resse ne supporte pas la pilule. Et, comme ils font l'amour tout le temps, ils ont des préservatifs dans tous les tiroirs". Je ne dis rien, je vous laisse apprécier... Ensuite, une autre réplique m'a terriblement plu. Claire avoue " Je n'ai pas envie de jouir maintenant, dit-elle en guise d'explication. C'est trop tôt." Mon Dieu, personne ne lui a dit qu'une femme peut avoir plusieurs orgasmes consécutifs et que se retenir c'est plutôt un truc de mec... bon notons qu'elle dit tellement de conneries que "Justin se retira d'elle si brusquement qu'il faillit se cingler le ventre avec son sexe". Mon Dieu que les relations sexuelles sont potentiellement dangereuses. Patrick Sébastien devrait être prévenu que si, le sexe aussi fait mal. Bon, revenons à nos moutons (au fait Fashion, pour ton étude scientifique, la demoiselle n'est pas intégralement épilée) et sachez que bien évidemment en quelques pages, ils tombent amoureux et décident de se marier... Aussi invraisemblable que Corneille forcé par les règles des trois unités à obliger Rodrigue à tuer le père de Chimène pour en arriver au mariage des deux protagonistes en l'espace d'une journée... (c'est juste pour donner une touche de crédibilité à ce billet qui n'est que science et culture)

    Je ne vous résumerai pas les autres nouvelles qui sont d'une nullité épouvantable et pleines d'une mièvrerie sans nom. Je voulais un Noël sexuel, au moins littérairement... il ne me reste plus qu'à aller m'enfiler du champagne dans une coupe (même pas sur corps, la vie est injuste). Mais je vais quand même vous gratifier de quelques citations que je me ferai un plaisir de vous commenter - ou pas.

    * Sa vie c'était une Histoire d'O dans son genre : Ordre, Organisation, Optimisation... Elle aurait bien aimé ajouter Orgasme à sa liste mais, comme elle était un peu coincée - et, disons le mot : psychorigide - elle n'avait pas beaucoup de soupirants."

* Dommage car elle était sexy. Elle avait de beaux grands yeux intelligents et expressifs (et tout le monde sait que c'est ce qui excite un homme). Et puis, l'un de ces corps dont les femmes se plaignent et que les hommes adorent, aux formes épanouies. Quand on apprend quelques pages plus loin, dans une confession des plus touchantes, qu'elle a en fait perdu 30 kilos, on finit par se demander si seules les filles longilignes ont le droit au sexe...

* "C'était une extravagance, ce string, mais, ce soir, elle avait eu envie de se lâcher." Alors là, je voudrais savoir pourquoi personne ne m'a prévenue que porter un string était une extravagance... ou alors les codes en matière de sous-vêtements sont différents de l'autre côté de l'océan. Ou alors, elle fait partie des ces idiotes qui les mettent à l'envers pour que la chatte puisse jouer avec la ficelle (ok, ok mais je mourais d'envie de la sortir... petit cadeau de Noël à moi-même)

* "Lorsqu'il l'embrassa, elle l'agrippa par les cheveux et l'accueillit avec ferveur. C'était ça, la vraie vie." Pardon, entre deux hocquets de rire, je ne peux commenter.

* " A l'idée qu'elle était nue sous cette serviette, son désir s'était allumé et, à présent, il était surtout inquiet que son sexe soulève son drap comme le légendaire piquet de tente" surtout que quelques lignes plus loin on découvre que c'est l'idée "de ses jolis mollets et ses fines chevilles" qui le met dans un état pareil (mais bien sûr... et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu...)

Et comme c'est Noël, hein, ne l'oublions pas : " Il dénoua la serviette comme on ouvre un cadeau de Noël" (voilà le seul cadeau digne d'être reçu à Noël)

Je ne résiste pas non plus à l'envie de vous fournir une phrase qui montre tout le talent littéraire de ce type d'auteur: "Les délicieuses frictions eurent tôt fait de l'emmener très haut, très loin, vers des cieux où règne une lumière aveuglante." Enjoy !

    Bon si avec tout ça, vous ne passez pas un joyeux Noël, je ne sais plus comment me dévouer corps et âme (âme surtout, vous me connaissez) à votre félicité.

    Note pour plus tard : il serait temps que quelqu'un se mette à écrire quelque chose de dignement excitant en la matière, hein.

    Bon, à demain ! Si vous êtes sages, la mère Noël pourrait bien être passée, hé hé !

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vendredi 23 décembre 2011

Vendredi ou la vie sauvage de Michel Tournier

    Encore un roman dont je connaissais l'histoire, que j'étais persuadée d'avoir déjà lu. Or, encore une fois il n'envendredi tournier était rien. De la même manière, je traînais dans un coin de ma tête, l'idée que ce livre était d'un ennui mortel et il n'en a rien été. Certes, je l'ai lu quasiment d'un trait car je m'étais enfermée en dehors de chez moi et qu'au final je n'avais rien d'autre à faire, mais tout de même, le moment fut plaisant. Et c'est une lecture vraiment facile.

    Est-il vraiment besoin de résumer l'histoire de Robinson ? Ah si, un minimum au cas où un extra-terrestre me ferait l'honneur de la visite... ou un élève paresseux en quête de résumé... désolée mon petit lapin mais mon petit pitch ne te permettra pas de compléter ta fiche de lecture. Mais pourquoi est-elle aussi méchante ? Parce que !!!

    Bon trêve de plaisanterie débile (même si je ne suis pas capable de mieux, au final) et parlons un peu de ce roman qui est déjà une réécriture d'un livre qui lui préexiste, le Robinson de Defoe. Ce qui est intéressant c'est de voir toute la production qui s'est faite autour d'un fait réel à la base, l'histoire d'Alexandre Selkirk, réellement naufragé, seul sur une île. Personnellement, j'admire car je ne pense pas que j'aurais pu survivre en milieu hostile sans brosse à dents ni épilateur  plus d'une semaine. On m'aurait retrouvée dessechée et la bouche ouverte sur un "o" de terreur. 

    Histoire de faire deux lignes sérieuses tout de même, je trouve que ce roman est un très bon exemple à donner à lire en ce qui concerne la tolérance. En effet, les relations qui se développent entre Robinson et Vendredi sont le résumé idéal de ce qu'ont été les comportements des conquérants. Ceci dit, il suffit souvent d'ouvrir un peu l'oeil pour s'apercevoir que rien ne change vraiment et qu'on a toujours tendance à juger l'autre à l'aune de ce que l'on juge normal, ou pas.

    Ah oui, vous souhaitiez lire un billet sur ce livre, j'oubliais. Mais il faut dire que je n'en ai pas très envie en ce moment et que ça ressent drôlement sur ce blog, je sais. Il paraît que lire et bloguer, c'est un plaisir, pas un job. Je crois que j'étais sur le point de l'oublier, alors je vais juste souffler et me remettre à lire avant tout ce que j'ai envie de lire, au rythme que je veux et sans rythme même. Donc, comme la prof de français que je suis, se sent incapable de parler sérieusement de ce livre aujourd'hui, vous allez donc devoir le lire vous-mêmes. 

    Moi je retourne à mes lectures inavouables de Noël et vous donne rendez-vous demain et après-demain pour des lectures plus "festives".

Posté par Stephie76 à 12:34 - - Commentaires [9] - Rétroliens [0]
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