Mille et une pages

vendredi 18 mai 2012

Concours "Sur la route"

Même si ce blog est un peu en sommeil ces derniers temps, je pense à vous !

on the road

Le film Sur la Route de Walter Salles, inspiré du roman de Jack Kerouac

est en compétition au Festival de Cannes et sort sur nos écrans le 23 septembre.

A cette occasion, un petit concours me semble être une bonne idée.

 

Alors quels sont les lots ?

- 2 invitations pour deux personnes pour aller voir le film

- 2 BD "The Beats"

- 2 Hors-Série Trois Couleurs "Sur La Route"

- 2 sacs

- 2 tee-shirts

- 2 affichettes du film

 

on the road 2

 

Comment jouer ?

C'est tout simple, car vous n'aurez pas à faire de lien, je ne sais où

pour me faire gagner je ne sais quelle visibilité. Bonne nouvelle, hein ?

Il vous suffit de me dire, dans un commentaire de plus de quatre mots,

si vous avez déjà eu envie de tout plaquer et de prendre la route.

Puis de m'envoyer un mail pour connfirmer votre participation.

milleetunepages[at]yahoo.fr

Si vous êtes un commentateur régulier de ce blog, vous aurez une chance supplémentaire.

 

Vous avez jusqu'au 25 mai à 23h59.


SUR LA ROUTE : BANDE-ANNONCE VOST Full HD

Posté par Stephie76 à 07:23 - - Commentaires [15] - Rétroliens [0]
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lundi 14 mai 2012

Vampire City de Rachel Caine

 vampire city 1   Comme l'auteur est bientôt en France et que je vais avoir la possibilité de la recontrer, je me suis dit qu'il était quand même de bon ton de lire ce qu'elle écrit. Plus facile pour engager la conversation, n'est-ce pas.

    Dans ce premier tome d'une série qui compte déjà cinq tomes (j'ignore totalement combie sont prévus en tout), nous faisons la connaissance de Claire Danvers, une étudiante des plus brillantes puisqu'elle est en avance de deux ans sur le parcours normal. Pour une raison obscure, ses parents qui ne doivent pas l'aimer beaucoup pour lui faire un coup pareil l'envoient étudier dans une université des plus moisies, il faut le dire. Claire est d'entrée mise à l'écart et devient le souffre-douleur d'une garce prénommée Monica. Celle-ci va même, avec sa bande, la passer à tabac. Claire décide alors de ne plus résider sur le campus et de chercher une colocation. C'est ainsi qu'elle atterrit dans un étrange manoir et fait la connaissance de ses trois habitants : Shane, Michael et Eve. Claire ne va pas tarder à découvrir que la ville est en fait un repaire de vampires et que ses colocataires ont tous un secret à cacher...

    Certes, c'est un énième roman sur les vampires mais dans les grandes lignes, on passe un bon moment. A tel point que le 2e tome a rejoint ma PAL. 

     Alors chef d'oeuvre du genre ? Non, je n'irai pas dire cela. Néanmoins, ce premier tome m'a donné envie d'en savoir plus. J'aime beaucoup les personnages que j'ai trouvés vraiment attachants et très soudés les uns aux autres. Claire va trouver un véritable soutien dans ses colocataires qui ne vont pas la lâcher alors qu'au final, c'est elle qui leur amène des soucis dont ils n'avaient vraiment pas besoin. La fin est vraiment haletante et j'ai hâte de savoir ce qui va arriver à un des personnages, réellement mis en difficulté. De même, la présence du journal d'Eve dans les dernières pages, incite à se poser encore d'autres questions.

    Petite question certes, mais c'est la même que l'on se pose quand on regarde un film d'horreur... Pourquoi Claire ne dit-elle rien à ses parents sur ce qu'elle vit et pourquoi ne prend-elle pas ses jambes à son cou dès qu'elle apprend que les vampires règnent sur la ville ?

    A bientôt pour le tome suivant, donc.

 

Posté par Stephie76 à 09:17 - - Commentaires [8] - Rétroliens [0]
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mardi 1 mai 2012

Le premier mardi, c'est permis (13)

    Ce mois-ci, ce ne sera pas une lecture érotique mais c'est tout aussi inavouable, je trouve. Face à mes récentes soyez femme déconvenues, une copine m'a dit qu'elle avait lu un bouquin très instructif et assez révélateur. Pensez bien que je ne veux pas mourir idiote, ni seule... Alors si le guide suprême me permettant de comprendre l'esprit masculin existe, pensez bien que je me devais de le lire... pour moi mais aussi pour vous, chers lecteurs de mon coeur.

    Alors tout d'abord, l'auteur nous explique comment déterminer si nous comptons pour le mec avec qui nous sortons. L'homme en question doit être capable de

  • nous nommer. Non, pas de se rappeler notre prénom après nous avoir baisée honorée toute la nuit... mais de dire "je vous présente ma copine", et non pas de vaguemet donner votre prénom, sans vous relier que quelque manière à lui
  • "pourvoir", c'est-à-dire, en gros d'être capable de payer nos factures et subvenir naturellement à nos besoins et envies
  • nous protéger...

hulk-avengers    S'il vous aime, "votre homme détruira tout sur son passage afin de veiller à ce que quiconque vous manque de respect en paie le prix". Et puis, comme le fait remarquer très justement l'auteur, "il n'y a pas un seul vrai homme sur la terre qui ne protège ce qui est à lui. C'est une question de respect."

    En effet, ce livre démarre sur les chapeaux de roue. Dès les premières pages, j'ai senti que j'allais enfin résoudre mon problème avec les hommes... Les hommes nous aiment justent différemment mais simplement selon ce que l'auteur appelle les trois P : professer, pourvoir et protéger. Nous voilà rassurées, mesdames.

    Les hommes n'ont en fait besoin que de trois choses : le soutien, l'amour et le sexe (gracieusement appelé par l'auteur, "petite gâterie"). En bref, traitez votre homme tel un roi et il vous le rendra dix fois. Ne pas oublier de lui dire " Tu es si grand et si fort... et tu es tout ce dont j'ai besoin". Si, si, même Carla l'a dit et il l'a crue, c'est dire... Mais n'oubliez pas que l'homme a besoin de toute votre loyauté aussi. Pour finir, ne pas oublier la "petite gâterie" (ce terme est répété tellement de fois, que j'ai cru que j'allais péter une pile). Le lien, pour les hommes, c'est la relation sexuelle. L'auteur dit d'ailleurs : "Nous avons besoin de sexe comme nous avons besoin d'air" et explique que le délai maximum d'abstinence pour un homme est d'un mois...  

    Vous ai-je dit à quel point cet auteur me fait rêver ? Non, ben c'est normal... Non, pour être sérieuse, je me suis beaucoup questionnée à cette lecture car nombre des choses dites dans ces pages m'ont semblé au premier abord d'un ridicule ahurissant. Puis j'ai flippé. Et si les hommes pensaient vraiment comme ça...

 

    Alors mesdames, pour ne pas faire fuir un homme, il ne faut jamais dire "nous devons parler" car c'est la phrase qui tue. Non, n'en déduisez pas trop vite que c'est parce que l'homme n'a pas les deux neurones nécessaires pour suivre une conversation, on en arrivera à cette conclusion d'ici deux ou trois paragraphes seulement... L'auteur, remercions Dieu qu'un tel homme ait été engendré, nous explique quelque chose de fondamental sur le langage et sur les paroles des femmes : "Aucun homme n'a envie de rester là à babiller comme s'il était une de vos copines. jamais. Nous n'avons simplement pas dans notre AFN de rester là à siroter un café et à nous essuyer les yeux comme si nous assistions à une rencontre des AA ou si nous nous trouvions sur le canapé d'un psychologue en train de nous soulager d'un poids". Mesdames, sachez-le, vous parlez pour ne rien dire alors que Monsieur, lui, ne parle que pour régler des choses... le mâle est pragmatique, c'est bien connu... 


     Dans une deuxième partie, l'auteur a la gentillesse de bien vouloir nous éclaircir sur le "pourquoi les hommes font ce qu'ils font". L'homme vous approche avec une seule idée en tête : coucher avec vous. Donc c'est à vous d'annoncer le "prix", c'est-à-dire ce qu'il devra faire en contrepartie du fait que vous cédiez à ses avances... ah ah, je vous entends, mesdames, vous extasier de ce que vous ne saviez pas encore sur les relations avec les hommes et me remercier de ce que dès à présent votre vie va changer... ahum... D'ailleurs, sachez que dans une salle de sport, à un homme vous faisant un compliment sur votre activité sportive, vous avez deux réponses possibles... mais attention, avouez que vous vous sculptez un corps de pétasse déesse et vous n'aurez aucune réelle considération alors que si vous parlez hygiène de vie, il voudra faire de vous sa bobonne la femme de sa vie. eh oui, mesdames, il faut faire attention hein et arrêter d'ouvrir sa grande gueule de parler à tort et à travers.

    Je vous conseille également la lecture de trois pages édifiantes avec tous les indices qui vous permettront de savoir si l'homme qui vous a pécho... eu pêchée... va vous garder ou vous remettre à l'eau. Alors sirène ou baleine, mesdames ?


    Ma partie préférée est celle sur l'infidélité. Tout d'abord, il est temps d'ôter le voile sur quelque chose que tout le monde doit définitivement accepter. Pour les hommes, le sexe c'est physique alors que pour les femmes, c'est sentimental. Chhuuuuuuuuuuttttttt ! je ne veux rien entendre... nous, les femmes, on est pures, on donne la vie et on a un petit coeur qui fait boum-boum et le sexe c'est une preuve d'amour... Non, mais, sérieusement... qui peut encore écrire des conneries pareilles au XXIe siècle, hein ?

les_infid_les_jean_dujardin    Enfin, revenons aux propos de l'auteur qui décrit le sexe pour l'homme comme une simple activité lui permettant de se soulager après une journée harassante, de se changer les idées. Alors mesdames, si vous l'en privez ou si vous faites ça comme des branches, ne vous étonnez pas... Bon, l'homme est infidèle, ce n'est pas de sa faute. D'ailleurs vous connaissez sans doute l'expression "un homme ne trompe pas sa femme, il se trompe de femme". D'ailleurs, l'auteur explique bien comment faire la différence entre l'infidèle qui vous aime et celui qui ne vous aime pas. Celui qui vous aime, prendra soin de cacher son infidélité parce qu'il se soucie de vous. Oui, oui, écrasez cette petite larme d'émotion, tant d'attention ça force le respect, moi je dis... Mais bon, arrêtez de prendre ça pour vous, si l'homme est ifidèle c'est parce qu'il ne s'est pas encore trouvé, ou n'a pas encore trouvé Dieu... ensuite, il aura un code moral plus strict. Il n'est donc pas interdit d'espérer... Et puis, je le répète, si
votre homme vous trompe c'est que vous avez cessé de le faire bander rêver, parce que lui, il est au top de sa sexytude au quotidien, c'est bien connu... En plus, l'auteur nous rappelle que tout est de la faute de ces salopes femmes capables de coucher sans vergogne avec ces pauvres hommes en couple et si vulnérables. Ben oui, c'est vraiment difficile d'être un mec bien, life is a bitch...


     Mais rien n'est perdu mes amies car la troisième partie de ce livre est un carnet de tactiques. Il est si évident de comprendre (mais nous sommes de pauvres grues sans cervelle, donc faut nous expliquer) qu'il faut juste éviter à ces pauvres hommes sensibles toutes sorte de reproches voire toute approche frontale. Non, non, mesdames, un peu de tact et de doigté (oui, de doigté surtout). Il ne faut pas d'entrée dire à un homme ce qu'on veut d'une relation et surtout ne pas lui dire les choses dont on a envie, afin qu'il puisse faire des choses pour nous de son propre chef. Et quand on sait à quel point les hommes nous comprennent et nous cernent...

    Je vous livre les cinq questions que l'auteur dit qu'il faut être capables de poser à un homme, afin de savoir où on peut aller avec lui :

  1. Quels sont tes objectifs à court terme ?
  2. Quels sont tes objectifs à long terme ?
  3. Comment vois-tu les relations ? (notamment celles avec sa mère et Dieu)
  4. Que penses-tu de moi ?
  5. Qu'éprouves-tu pour moi ?

    ATTENTION, NE PAS COUCHER AVEC L'HOMME AVANT D'AVOIR EU UNE REPONSE SATISFAISANTE AUX QUESTIONS 4 ET 5 !!!!!!!!!!! D'autant que l'auteur insiste bien sur la règle des 90 jours, délai avant lequel on ne couche pas avec l'homme (qui est selon lui infoutu de rester sans sexe pendant un mois... cherchez l'erreur). Il ne faut accorder ces avantages qu'à l'homme qui sait s'en montrer digne, un peu comme un chien avec un morceau de sucre une récompense.

     Voyez, si ce que dit l'auteur est la vérité sur la manière de se comporter et de penser des hommes, si ces derniers pensent vraiment, comme l'auteur, que tout est la faute d'Eve qui nous a plongés dès les origines dans ce pétrin, alors je crois qu'il faut vraiment que j'arrête la gent masculine... car franchement, je ne peux jouer le jeu de la femme faible qui s'extasie crétinement devant son homme et attend après lui pour subvenir à ses besoins et faire tourner son foyer. Remarquez l'auteur dit bien que les femmes fortes finiront seules. Au moins, ça, c'est fait...

    Ah oui et mention spéciale pour le nom de la maison d'éditions (Editions du Trésor caché) ainsi que pour les fautes de syntaxe et les tournures de traduction des plus maladroites...

mardi_c_est_permis

Et vous qu'allez-vous m'avouer ce mois-ci ?

Sara et l'Irrégulière ont puisé dans les classiques, Hélène dans la BD, Emma ne sait plus où donner de la tête, Hécléa est de retour, Au fil des plumes s'aventure du côté des sex toys, Adalana s'engage dans le SM

 

Posté par Stephie76 à 15:44 - - Commentaires [35] - Rétroliens [0]
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dimanche 29 avril 2012

Le pacte des immortels (Seconde partie) d'Eric Nylund

 immortels 2   J'avais beaucoup aimé le premier tome il y a quelques mois. Et c'est de nouveau grâce aux éditions Castelmore et à un partenariat - avec Livraddict cette fois- que j'ai pu continuer la lecture des aventures des jumeaux Fiona et Eliot.

     Le résumé sera très court car je ne voudrais pas spoiler pour qui n'aurait pas encore lu le premier tome. Nous avions laissé les jumeaux dans une drôle de posture, en train de découvrir avec angoisse leur double appartenance au monde des Immortels d'une part et des Infernaux d'autre part. Fiona avait développé une addiction troublante à des chocolats qui n'en avaient au final que l'aspect et Eliot semblait attiré par la mauvaise fille.

    Le deuxième tome démarre in medias res, les jumeaux étant sommés de poursuivre leurs épreuves afin de déterminer auquel des deux clans ils appartiennent véritablement.

    J'ai beaucoup aimé que ce deuxième tome démarre sur les chapeaux de roues avec une première épreuve quasiment digne d'un thriller puisque les jumeaux doivent sauver une petite fille qui a été enlevée. Ce tome d'ailleurs nous propulse d'aventures en aventures et multiplie les péripéties. Mais je dois reconnaître que la partie centrale du roman m'a littéralement épuisée à cause de ce trait d'écriture. Je ne parvenais plus à reprendre mon souffle et même à visualiser certaines scènes que j'ai trouvées un peu trop abstraites, je crois. Tout ce qui a touché au pouvoir de Fiona, capable de "couper les fils", je dois reconnaître que je n'en ai pas compris la moitié, trop abstrait pour moi.

    J'ai été contente par contre d'en apprendre davantage sur les parents des jumeaux, de comprendre les secrets qui entourent les deux enfants, de voir à quel point les choix qui s'imposent à eux sont compliqués et le caractère de leurs géniteurs très paradoxal. Les rapports qui se tissent entre les différents personnages sont vraiment bien rendus. De plus, j'ai aimé retrouver à la fin du roman, la complicité entre les jumeaux et leurs jeux de mots qui m'avaient tant ravie au début du premier tome. L'aspect mythologique est toujours aussi présent et réussi, c'est un des aspects les plus réussis de cette saga.

    On abandonne Eliot et Fiona à la fin du second tome à un nouveau tournant. Il faudra donc encore patienter pour lire la suite de leurs aventures.

Posté par Stephie76 à 23:31 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
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vendredi 27 avril 2012

Bon rétablissement de Marie-Sabine Roger

    J'avais adoré deux autres de ses romans, Le Quatrième Soupirail et La tête en friche. J'étais donc ravie de bon rétablissementdécouvrir son nouveau titre.

    Dans ce roman, Jean-Pierre, la soixantaine bien entamée, se retrouve à l'hôpital suite à un accident dont il ne se souvient pas. Il est tombé à l'eau, a été repêché par un jeune prostitué qui passait par là. Il va devoir passer de longs jours à l'hôpital, à cause d'une fracture du bassin qui l'empêche de bouger. Il décide d'e profiter pour essayer d'écrire le fil de sa vie. Il pourrait être tranquille si une gamine de 14 ans, à l'allure plus que rebondie, ne cessait de venir le harceler pour utiliser son ordinateur portable...

     Voilà un roman qui se lit d'un trait. On retrouve avec bonheur la plume de Marie-Sabine Roger et sa manière bien à elle de donner vie à ses personnages. J'ai adoré ce vieux ronchon de Jean-Pierre et ses réflexions maladroites et désopilantes. J'ai aimé la grande tendresse qui s'échappe de ces pages, la façon dont le récit rétrospectif nourrit le récit principal. C'est ainsi qu'on apprécie la manière dont il rudoie ce pauvre jeune homme qui l'a sauvé, la naïveté avec laquelle il ne comprend pas la raison de la présence de la gamine à l'hôpital. La fausse rudesse de ce personnage m'a enchantée.

    Je vous invite à lire les avis de Clara, Apropoposdelivres, Un autre endroit, Cathulu, Aifelle.

    Livre lu dans le cadre du Prix des lecteurs de Express

 

 

Posté par Stephie76 à 11:42 - - Commentaires [25] - Rétroliens [0]
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mercredi 25 avril 2012

Le mercredi, je lis avec mon ptit (45)

le rire du vampire    Cette semaine, nous nous sommes lancés dans deux petits romans prévus pour des lecteurs à partir de 8 ans. Comme mon ti moun ne les a pas encore, ce fut donc une lecture participative. Nous avons lu, à haute voix, une page chacun. Je dois confesser que j'espère que ce moment de partage va durer le plus longtemps possible avant qu'il ne se cale dans un coin pour lire de manière solitaire.

    Ces deux petits romans sont un vrai régal. Ecrits par Fabrice Colin et illustrés par Gérald Guerlais, ils ont enchanté notre semaine. Au manoir Darkshire vivent de drôles d'enfants... Cassandra la vampire, Valentin le fantôme, Jack le squelette et  Oliver le démon.

    Dans Le rire du vampire, Cassandra attend son oncle Karlov, qu'elle doit rencontrer pour la première fois et que tout le monde dit très drôle. Sauf que c'est un sale rabat-joie qui boit du café à longueur de journée. Qui est ce drôle de type ? Est-il vraiment l'oncle Karlov ? Nos petits héros ne vont pas ménager leur peine pour le découvrir.

    Dans Embrouilles et Dragons, Cassandra et Valentin trouvent un oeuf qu'ilsembrouilles et dragons pensent être un oeuf de dragon. Ils vont donc le préseter comme tel à la classe dans le cadre d'un exposé. Mais Valentin invente une histoire abracadabrante et les ennuis vont commencer à leur tomber dessus...

    Ces deux histoires sont à la fois très drôles et très bien écrites. En effet, le vocabulaire n'est pas simpliste et de petites notes sont là pour aider les enfants à enrichir leur vocabulaire. Je crois que c'est le point qui l'a fait le plus plaisir à la lecture car je n'ai pas eu la sensation que le petit lecteur était pris pour un crétin, bien au contraire.

    Au début de chaque chapitre, il y a deux lignes de résumé de ce qui s'est passé auparavant. J'ai trouvé ça génial car ça permet à l'enfant de pouvoir sans crainte interrompre sa lecture et la reprendre plus tard. De plus, quelques petites questions à la fin du roman permettent de vérifier avec son petit lecteur qu'il a bien compris tout ce qui s'était passé dans le roman.

    Nous avons beaucoup aimé tous les deux et attendons avec impatience de nouvelles aventures de nos héros !

mercredi

Posté par Stephie76 à 23:22 - - Commentaires [12] - Rétroliens [0]
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mardi 24 avril 2012

La sélection de Kiera Cass

     La collection R démarre en force et je vous présente aujourd'hui le quatrième titre de leur collection. La sélectionSélection est l'histoire d'une société dans un espace-temps légèrement indéterminé. Celle-ci est organisée en huit castes, les Huit étant les serfs de la société. America Singer est une Cinq, vit dans une famille d'artistes au sein de laquelle elle est elle-même musicienne et chanteuse. Son coeur bat pour Aspen, mais celui-ci fait partie d'une caste inférieure, il est un Six et doit se battre au quotidien pour se nourrir et aider sa famille. Le prince Maxon est en âge de se marier alors le Palais organise ce qui se nomme la Sélection. 35 jeunes filles, toutes castes confondues, vont devenir candidates à la couronne. Elles vont donc se rendre au Palais et tenter de gagner le coeur du Prince, qui les éliminera au fur et à mesure pour ne garder près de lui que celle qui fera battre son coeur... ou qu'il jugera digne de partager le trône en temps voulu. America va participer un peu contre son gré, notamment pour aider sa famille à changer de condition mais aussi parce qu'Aspen la quitte brutalement. Mais comment va-t-elle vivre cette compétition ?

    Mon avis sur ce roman est très partagé, je dois le reconnaître. Dans un premier temps, je dois dire que je hais ce concept de sélection d'une future compagne. J'ai vraimet eu l'impression d'assister à un remake du Bachelor... voir toutes ces jeunes filles prêtes à tout pour devenir princesse m'a littéralement soulevé le coeur. On se retrouve littéralement embarqué dans un harem avec des jeunes filles prêtes à toutes les bassesses et oubliant d'être elles-mêmes. En cela, d'ailleurs, cela permet paradoxalement au personnage d'America d'acquérir un gros potentiel sympathique auprès de ses lecteurs. La jeune fille a un sacré caractère et dit tout haut ce que les autres pensent certainement tout bas.

    Du côté des personnages, j'ai beaucoup aimé le prince Maxon qui évolue considérablement au cours du roman et qui malgré quelques revirements crétins mais ce n'est qu'un homme après tout prend vraiment beaucoup d'épaisseur et gagne en mâturité. Aspen, par contre, m'a agacée à unn point impensable. Il est d'une suffisance et d'une arrogance sans borne, au bout du compte.

     Sinon, j'ai regretté que les scènes d'attaque du palais par les Renégats ne soient que vaguement racontées puisque les jeunes filles sont calfeutrées dans des abris et qu'au final, on en sait aussi peu qu'elles. J'espère que ce choix se justifiera dans le prochain tome, car pour l'instant, je trouve que le roman manquait un peu de sueur et de sang.

    J'ai lu ce roman avec beaucoup de facilité et très vite. Dans l'ensemble, j'y ai pris du plaisir mais dans le fond, je dois reconnaître que j'ai envie que les auteurs arrêtent de surfer toujours sur la même vague et les mêmes ingrédients. Dans ce roman, on a encore une société dans un espace-temps parallèle au nôtre, dans laquelle il y a des inégalités épouvantables, une jeune fille par laquelle tout peut arriver mais dont le coeur est partagé entre deux garçons... La fin est très abrupte, ainsi le lecteur attend la suite avec beaucoup d'impatience, moi comprise...

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lundi 23 avril 2012

L'armoire des robes oubliées de Riikka Pulkkinen

 armoire des robes oubliées   Voilà un roman que j'ai eu envie de lire à cause du titre que je trouve très beau et comme ma médiathèque a toujours plein de nouveautés sur les rayons, j'ai craqué. 

    Elsa, en phase terminale du cancer, a fait le choix de ne pas rester en soins palliatifs et de rentrer finir sa vie auprès de son mari, Martti. C'est l'occasion pour la famille pour essayer de se retrouver un peu, c'est le moment qu'Elsa va choisir pour parler d'Eeva, l'autre femme. Ce roman c'est celui de plusieurs récits de vie qui s'entremêlent et se complètent dans le but de reconstruire à la fois les non-dits et ce qui a été brisé.

    Ce roman, avant tout un roman de femmes, est très beau. Il se lit doucement, passe de la voix de l'une à la voix de l'autre : la grand-mère, la fille, la petite-fille mais aussi celle qui fut l'amante et dont le récit s'inscrit en parallèle. Malgré quelques petites longueurs (en tout cas, c'est ainsi que je les ai ressenties), j'ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture. J'ai beaucoup aimé le personnage d'Elsa, la femme qu'elle a été, la vieille dame qu'elle est, affrontant courageusemet ses derniers jours, sa manière de s'éteindre. Le destin d'Eeva m'a également touchée même si certains pourraient considérer qu'elle est la mauvaise femme. On y lit aussi les douleurs des choses non dites, des souffrances enfouies au plus profond de sa mémoire et pas pour autat digérées. Un roman qui narre des choses difficiles sans aucun parti-pris parce que la vie, on tente de la parcourir de son mieux mais on n'a pas de prise sur tout.

Je vous invite à lire les avis de Cajou, Clara et Yv.

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vendredi 20 avril 2012

Le faire ou mourir de Claire-Lise Marguier

     Ce roman là est un méga coup de coeur ! Néanmoins, attention, il faut avoir le coeur bien accroché. le faire ou mourirAttention, rien de glauque visuellement dans ce roman mais on y prend une sacrée baffe, je trouve.

     C'est l"histoire de Damien, un jeune lycéen que personne ne respecte trop, au final. Ses parents se moquent sans cesse de lui, il est la risée de sa soeur et il est même la proie d'une bande de skatteurs. Jusqu'au jour où Samy s'interpose et pred sa défense. C'est ainsi qu'il fait connaissance de la bande de son "sauveur" : de jeunes gens affublés et maquillés de noir, arborant plus de piercings les uns que les autres. Au grand désespoir de ses parents, Dam va efin trouver sa place auprès de gens qui vont l'aimer pour ce qu'il est. 

    Je dois vous avouer que je trouve très difficile de parler de ce roman sans gâcher le plaisir des lecteurs à venir. Je vais donc rester aussi évasive que possible. Ce roman est très dense malgré son petit nombre de pages. Dense non seulement sur la page (pas de blanc, pas de chapitre) mais également dans son contenu. La vie de Damien est vraiment difficile et l'auteur sait rendre avec beaucoup de justesse la douleur de cet adolescent qui se sent rejeté de tous. La rencontre avec Samy et sa bande est très belle. J'ai été très touchée par les liens qui se créent. Mais ce roman est tout de même violent, Damien a une façon très douloureuse de faire passer sa frustration et même sa relation avec Samy ne suffit pas à la calmer.

    La fin m'a littéralement retournée, j'en suis encore bouche bée. Non seulement dans ce qu'elle propose mais également de la manière dont elle est construite. Et elle donne tout son sens au titre.

    Personnellement, ce roman m'a beaucoup donné à réfléchir. Voilà déjà plusieurs jours que je l'ai terminé et je sens qu'il va encore longtemps résonner en moi. Une histoire bouleversannte servie par une plume puissante.

    Je vous invite à aller lire également les avis de Clara, Theoma et Clarabel.

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jeudi 19 avril 2012

Nouvelles contemporaines (Regards sur le monde)

  nouvelles contemporaines  Avec moi, les nouvelles c'est quitte ou double. En effet, j'aime les romans-fleuves dans lesquels on passe vraiment du temps avec les personnages, les sagas qui nous traînent sur des décennies. Alors pour me séduire avec une nouvelle il faut maîtriser l'art de la concision. Mais, quand dans un même recueil, vous avez trois auteurs dont vous avez aimé les romans, vous avez envie de tenter.

    La toute première nouvelle est celle de Delphine de Vigan, dont j'ai adoré No et moi (mes élèves aussi d'ailleurs). Le petit récit qui ouvre donc ce recueil m'a enchanté dès le titre qui est un jeu de mots : Comptes de Noël. Une jeune enfant qui compte tout dans sa vie. Jeune prodige, elle se cache derrière les ombres pour encaisser la difficulté du quotidien, dont un père parti on ne sait à quel bout du monde. Une petite nouvelle, toute simple, pas une nouvelle que l'on pourrait qualifier d'à chute. Une tranche de vie simplement, un petit morceau de temps sur lequel on accompagne une enfant et sa manière d'affronter le monde. J'ai beaucoup aimé la maière dont l'auteur arrive à narrer du point de vue de l'enfant, sans tomber dans la dérive du langage enfantin que je ne supporte pas dans les écrits.

    Ensuite, c'est Thimothée de Fombelle, auteur de Tobie Lolness et Vango, qui prend le relais avec plusieurs micro-nouvelles que je qualifierais même de fragments. J'ai adoré ces petits textes qui offrent à chaque fois, un bref regard sur l'histoire de personnages. J'ai eu cette impression de fugacité, un peu comme lorsqu'on se promène et que l'on aperçoit une scène privée à travers une fenêtre ouverte : hop, un petit morceau d'histoire et hop, on retourne à notre vie. De jolis thèmes dans ces textes : la vision très belle d'un professeur sur ses élèves de banlieue sensible, celle d'une petite fille et d'une histoire de sapin, celle très touchante d'un SDF très particulier, celle d'un chômeur et de sa dignité. Je ne peux vous en dire plus, ces textes sont à lire d'un souffle.

    Pour terminer, j'ai été ravie de retrouver la plume de Caroline Vermalle qui m'avait fait l'honneur de m'envoyer son premier roman L'avant-dernière chance, que vous vous devez de lire si vous n'avez pas encore eu le bonheur de le faire. Deux petites nouvelles, donc. La première, "Le dernier tour", c'est l'histoire du lien très fort et très particulier entre Gaston, le vieil homme du manège, et Louis ce jeune homme auquel il semble si attaché. Tout cela sous les yeux de Leïla. Une magnifique nouvelle qui, en plus de ses jolis mots, trouve toute sa force dans sa chute, qui m'a remué le coeur. La deuxième nouvelle, "La fille du déménnageur" est aussi très belle, une histoire de jeune fille, d'appel au secours, de couple divorcé et d'un père qui ne recule devant rien pour prouver son amour. J'ai vraiment trouvé très belle cette histoire et j'ai aimé comment en si peu de pages, l'auteur parvient à nous faire entrer dans une vraie histoire avec une multitude de personnages auxquels on s'attache. Je trouve difficile de créer un tel setimet d'empathie aussi vite. Caroline Vermalle manie à la fois sa plume et l'art de la concision, c'est dit.

    Retrouvez également l'avis de Leiloona

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lundi 16 avril 2012

J'ai décidé d'Isabelle Rossignol

    Il y a certains romans qui ne passent même pas par la case PAL et celui-ci en a fait partie. Le thème a fait Jai-décidéque dès la quatrième de couverture lue, j'ai voulu voir ce qui se cachait entre les pages.

    Cynthia a 17 ans et elle vient de découvrir qu'elle est enceinte. Comme de nombreuses jeunes filles, elle n'a pas pris coscience qu'on peut tomber enceinte dès le premier rapport, si on ne prend pas les précautions nécessaires. Il avait l'air gentil ce Ludo, le fils du boss de son père... et charmant avec ça. Sauf qu'elle n'a plus eu de nouvelles de lui après ça. Cynthia panique et se demande bien comment elle va se sortir de ce guêpier. Autour d'elle, tout le monde a une idée bien tranchée sur la question : une de ses copines lui dit que l'avortement est diabolique, une autre qu'elle ne doit pas avoir ce bébé qui reviendrait à briser sa vie. Et puis, il va y avoir aussi cette prof de français qui va lui donner des pistes pour réfléchir et lui faire découvrir des écrits de femmes. Cynthia va devoir grandir plus vite qu'elle ne l'avait prévu.

    Dans les grandes lignes, j'ai trouvé que J'ai décidé est un excellent roman sur la difficulté de se découvrir enceinte à l'adolescence et sur la douloureuse question de la décision à prendre. Ce roman ne porte aucun jugement et ne se positionne que sur une chose : la liberté de choisir. Les différents personnages secondaires sont là pour illustrer tout ce qu'on peut entendre autour de la question. La romancière, elle, propose un roman dans lequel se trouvent de nombreuses bonnes pistes, des renseignements pratiques sur les démarches à entreprendre avant de prendre sa décision. De plus, ce roman donne réellement envie de lire Simone de Beauvoir et Annie Ernaux grâce à de belles citations intelligemment utilisées dans le roman.

     Le personnage de Cynthia évolue positivement tout au long du roman et on sait que son choix est pris avec beaucoup de discernement. Si ses amies, notamment Lulu, sont un peu agaçantes, elles l'accompagnent réellement jusqu'au bout et ce, malgré les différences d'opinion. Un très bon roman à mettre entre les mains de toutes les adolescentes, tant il est plein de bon sens et de bons conseils. Un beau message sur la liberté à disposer de son corps à une époque où ce droit n'est pas encore universel et ne cesse d'être remis en cause.

    Un seul petit bémol pour moi : les dialogues des jeunes filles sont vraiment très proches de l'oralité des filles de cité. Si je trouve que l'auteur l'a vraiment bien rendu, je dois reconnaître que lire du français estropié m'est vraiment difficile.

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dimanche 15 avril 2012

Jours de collège de Bernard Friot

  jours de college   C'est la septième édition du challenge de ma copine Calypso et c'est la première fois que j'y participe... car à chaque fois, j'oublie. Mais cette fois, Noukette a pris les choses en main et m'a dit que j'avais dans ma PAL, un livre qui correspondait et que c'était un petit livre et que donc, je n'avais aucune excuse. Bon... c'est Noukette qui décide hein.

    J'adore les nombreux recueils d'Histoires pressées de Bernard Friot et chaque année, j'en fais lire quelques unes à mes élèves de 6e, pour notre grand plaisir à tous. Et ce recueil, je l'ai acheté il y a bien un an ou deux, suite à un très bon avis lu je ne sais plus où. J'avais donc hâte de voir ce que l'auteur pouvait nous offrir dans un style différent.

    Jours de collège est un recueil de cinq nouvelles, cinq histoires se déroulant dans un collège.

    Fausse note est l'histoire d'un odieux et violent professeur de musique qui se permet gestes et paroles excessivement déplacés. Il maltraite en toute impunité ses élèves sans qu'aucune plainte des élèves soit jamais entendue. Et un jour l'irréparable a lieu... dans l'indifférence quasi-totale. 

  • J'ai eu du mal, on pas à croire e l'existence d'un tel professeur, mais surtout au fait que tout puisse se produire dans une telle indifférence générale. Et la toute fin de la nouvelle, danns laquelle on apprend que le professeur a été décoré... non, c'est trop, je pense...

 

    Marque c'est l'histoire d'une bande d'adolescents qui pour se moquer de l'addiction des jeunes aux marques et des différences que cela crée entre eux, stigmatisant ceux qui ne peuvent en porter, décident d'en créer une, symbole de leur Cité : les 400 coups.

  • Là, je ne sais pas, je ne suis pas entrée dans la nouvelle. L'idée est sympa, la nouvelle montre bien comment le phénomène se met en place. Mais pour une chute que j'ai trouvée trop rapide et pas assez fouillée. J'ai été déçue.

 

    Foulard, c'est l'histoire de Claire et de Samira. Samira a été renvoyée du collège car elle a refusé d'ôter le foulard à l'intérieur de l'établissemet scolaire. Et Claire souffre de l'absence de son amie, dont elle ne comprend au final pas les choix.

  • Là encore, un très bon choix de thème mais les réflexions et les pensées de Claire m'ont semblé vraiment idiotes. Si j'ai aimé le choix qu'elle fait à la fin de la nouvelle, j'ai encore une fois été déçue de la manière dont c'est mené et par la toute fin de la nouvelle... je n'ai pas trop su comment je devais prendre cette fin.

 

    Accident, c'est l'histoire d'un collégien persécuté et maltraité parce qu'il est gros et jugé faible. Et bien évidemment, l'histoire se termine mal.

  • C'est peut-être la nouvelle que j'ai trouvé la plus crédible, au final. J'ai bien ressenti la mise à l'écart de ce pauvre gosse, persécuté par les adolescents qui l'entourent. Et les adolescents sont vraiment cruels. 

    Correspondance, ce sont essentiellement les lettres qu'une collégienne écrit à son professeur de français sans les lui envoyer. Entre chacune de ces lettres, on peut lire le récit du quotidien du professeur.

  • Bon, l'adolescente est amoureuse de son prof... classique... Le prof, lui, a sa vie... classique. Mais la fin m'a clairement dérangée... j'ai détesté ce que cela pouvait supposer

 

    Je crois que je n'ai clairement pas aimé ce recueil et ce pour une raison que je m'explique assez bien. L'adulte y est à chaque fois représenté comme le mauvais ou le crétin : professeur qui abuse de son autorité, chef d'établissement faible ou complètement à côté de la plaque, surveillants qui n'assurent pas leur part du travail. Je veux bien que les collèges soient des jungles, que des mômes puissent y être en souffrance, que certains enseignants puissent abuser de ce qu'ils pensent être leur pouvoir. Mais là, je trouve qu'il n'y a rien pour contrebalancer. Et du coup, je trouve que ligne après ligne, on sombre dans la caricature.

 

 

Un-mot-des-titres    tour des genres 

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samedi 14 avril 2012

Lettre à mon ravisseur de Lucy Christopher

    On a beaucoup lu ce livre sur les blogs et je dois reconnaître que j'avais très envie de le lire mais que ma PAL ne ravisseurle vivait pas comme urgence. Mais une de mes élèves de 3e a voulu que je le lise et me l'a donc mis littéralement entre les mains en me disant "lisez-le". Pensez donc que je me suis exécutée, rires.

   Voilà une histoire bien flippante : une jeune fille fait la queue dans un aéroport pour prendre un café. Elle est sur le point de partir en voyage avec ses parents, qui l'attendent pas très loin de là. Elle fait la connaissance d'un jeune homme d'un charme ravageur. Celui-ci lui paie d'ailleurs son café et commence entre eux une discussion très intéressante. Celui-ci lui raconte qu'il rentre chez lui, en Australie. Tout à coup, Gemma se sent mal, sa tête tourne, sa bouche est pâteuse, elle sent bien que toute volonté la quitte, qu'elle ne peut résister à ce qu'elle a compris qui est en train de se tramer. Puis c'est le vide... et le réveil, en Australie, chez Ty, son ravisseur...

    Voilà un roman à n'en pas douter fort anxyogène pour des adolescents notamment. Je pense que ma lecture d'un thriller pour adultes, Séquestrée de Chevy Stevens, a sans doute fait que je n'ai pas autant flippé que mon élève. En effet, ce qui lui arrive est épouvantable et effrayant. Néanmoins, son ravisseur est surtout un mec paumé qui au final, lui fera moins de mal qu'elle ne va s'en faire elle-même. Et la forme épistolaire de ce roman suggère d'entrée que la jeune fille va survivre, puisqu'elle lui écrit une lettre.

   Un roman cependant très intéressant qui met en garde sur les mauvaises rencontres mais aborde aussi la question intéressante du syndrome de Stockholm.  Je recommande donc chaudement ! Je vous envoie également vers l'avis de la miss Hérisson.

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vendredi 13 avril 2012

Starters de Lissa Price

  starters  Voilà peu de temps que les Editions Robert Laffont ont lancé leur collection pour jeunes adultes, la collection R. Et j'ai l'impression que cela démarre très fort. Je vais vous parler de ma lecture de Starters de Lisa Price et vous interdis de me dire qu'il y a belle lurette que je ne suis plus une jeune adulte, tssss...

    L'histoire s'inscrit aux Etats-Unis, dans un futur tout proche du nôtre, après une guerre bactériologique qui a décimé une bonne partie de la population, essentiellement la génération des 30-50 ans. D'un côté, une population vieillissante dont l'espérance de vie a considérablement augmenté ; de l'autre, des adolescents et tout jeunes adultes.

    Au début du roman, Callie dont les parents sont morts et qui a en charge son petit frère malade, a décidé de se rendre à la Banque des Corps. Cet institut au nom étrange propose un service assez suspect. Des jeunes, les Starters,  viennent louer leur corps aux plus vieux, les Enders. Callie, bien que réticente au départ, va accepter afin de mettre son petit frère à l'abri du besoin. Mais sa troisième location va mal tourner... à qui appartient cette voix de furie dans sa tête, voix qui lui intime de commettre un meurtre.

    Bon, j'ai lu les 400 pages de ce roman en moins de 24 heures... preuve que je suis encore une toute jeune adulte, au final. Je dois avouer que j'ai beaucoup aimé. Certes, on y retrouve de nombreux ingrédients chers aux auteurs young adult ces dernières années mais je dois dire que le résultat est réussi. J'ai beaucoup aimé cette histoire de manipulation des jeunes par les plus âgés, beaucoup aimé aussi les personnages secondaires que j'ai trouvés bien étoffés. Et franchement, l'histoire d'amour ne se résume pas au banal trio infernal que l'on retrouve dans les romans du genre en ce moment et c'est vraiment une bonne chose.

    Ce roman est le premier tome d'une duologie et j'ai vraiment hâte d'en connaître la suite !

    Retrouvez les avis de l'Irrégulière de Plume et de Mélo. Mélo qui a d'ailleurs ouvert un concours pour en gagner un exemplaire : CLIC

tour des genres

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jeudi 12 avril 2012

Un seul corps de Stéphanie Le Bail

    Pour commencer, je remercie les Editions du Rocher et le forum Livraddict pour ce partenariat.un seul corps

    Isabelle vit avec sa fille Emie. Le père, un artiste, a tout bonnement quitté le domicile conjugal, un jour, pour ne plus jamais revenir. Emie a désormais dix-sept ans et souffre d'une maladie inexpliquée qui l'affaiblit un peu plus chaque jour. Un matin, Isabelle se lève et ne trouve pas sa fille dans la maison. Celle-ci a disparu. Et on apprend peu après que son cheval aussi. Isabelle est déterminée à retrouver son enfant, car celle-ci ne peut rester longtemps en vie sans son traitement. Le narrateur ? L'arbre en face de la maison.

    Le roman de Stéphanie Le Bail a des qualités d'écriture et de justesse dans l'expression des sentiments. D'ailleurs, j'ai adoré tout ce qui concerne les liens entre la jeune fille et le cheval, la manière dont ils se sont en quelque sorte choisis tous les deux. Néannmoins, je trouve qu'il souffre de sérieuses incohérences qui ont gêné ma lecture.

    Tout d'abord, j'avais envie de cette lecture racontée depuis le point de vue d'un arbre (certes, Van Cauwelaert l'a fait avec brio il y a quelques mois déjà, mais il n'en a pas l'exclusivité). Hormis un passage, où nous est raconté l'attachement d'Emie à la nature, je n'ai malheureusement pas compris ce que cette focalisation apportait au roman et de fait, ai trouvé ça unn peu gratuit. Mais tout ne doit pas forcément avoir une justification en littérature, me direz-vous ?

    Ensuite, j'ai trouvé très léger le traitement de la maladie d'Emie. Elle a une maladie inexpliquée qui l'affaiblit, certes. Mais la mère ne semble pas avoir consulté beaucoup de spécialistes et s'en remet au traitement d'un généraliste... Emie a un traitement sans lequel soit disant elle ne peut survivre mais le médecin ne sait pas ce qu'elle a. Pardonnez-moi, mais je ne comprends pas...

    Ensuite, et désolée si je spoile, mais je n'ai pas compris que la mère accepte le choix de la jeune fille d'aller mourir dans un endroit secret avec son cheval, endroit que connaît le palefrenier, en plus... endroit dans lequel la gamine aimait se rendre avec son père des années auparavant. Je n'ai pas cru un seul instant à la lettre cachée dans l'arbre, au secret gardé par le palefrenier et l'inaction de la mère. Quant à l'enquête des policiers... leurs réflexions sont si bêtes, que ça en devient risible (par exemple, demander à la mère si le cheval peut se montrer dangereux si la police réussit à retrouver la jeune fille...)

    Ensuite, j'ai également trouvé peu crédible le lien qui se crée à ce moment-là entre le médecin et la mère. Lien encouragé d'ailleurs par Emie dans sa lettre... en gros, le docteur, c'est un type bien, tu devrais essayer... Le personnage du frère d'Isabelle, très bien construit au départ, finit par tomber dans sa propre caricature à la fin du roman.

    Un rendez-vous raté donc et j'en suis désolée.

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mercredi 11 avril 2012

Le mercredi, je lis avec mon ptit (44)

    Quatre lectures à vous présenter cette semaine. Deux envois de Nathan, un livre acheté et dédicacé au Salon et le livre du mois de l'abonnement Ecole des Loisirs.

lulu    Nous avons commecé la semaine avec Lulu Grenadine car mon ti moun trouvait drôle le prénom de la petite fille. C'est une histoire dans laquelle une fillette et sa copine vont faire du poney. Mais Lulu Grenadine n'écoute pas les conseils et veut n'en faire qu'à sa tête. Et cela lui joue des tours. Elle s'en sort bien au final, avec juste une bonne peur. Ce n'est pas le livre de l'année mais la leçon du "j'écoute les adultes" arrive à point nommé pour mon petit casse-cou en herbe. C'est toujours ça de pris.

 

    Ensuite, nous avons poursuivi avec une valeur sûre : les p'tites poules ! Encore une fois, unptites poules pur régal. Le grand talent des auteurs réside selon moi dans ce qu'ils parviennent à la fois à amuser et éveiller les enfants, mais aussi de faire des clins d'oeil à leurs parents. De fait, mon fils et moi prenons autant de plaisir à nous plonger dans ces aventures. Dans cet opus, les jeunes poulets de la basse-cour vont partir au secours de leurs parents qui ont été pétrifiés par un horrible serpent-basilic. Et sur leur route, ils vont trouver Lancelot qui va se joindre à eux pour l'aventure ! Comme à chaque fois, c'est drôle, plein de clins d'oeil culturels ! En bref, on en redemande !

 

mariage simon    En troisième position (par ordre de lecture), mon loulou a voulu lire l'album du mois reçu à l'école par le biais de son abonnement à l'Ecole des Loisirs. Dans ce joli album, Simon le cochon résiste à sa mère qui a décidé de le marier coûte que coûte et en plus de lui choisir sa compagne. Elle fait même appel à une marieuse chargée de recruter des cochonnes. Mon fils a bien ri de cette histoire. Moi, j'ai détesté. Dans un premier temps, Simon ne veut pas des cochonnes moches... super, seules les belles ont donc le droit de se marier... ensuite, il ne veut pas des prétentieuses... certes... de plus, l'utilisation récurrente du mot "cochonnes" a fini par créer une envie irrésistible de rire, d'autant que dans certaines phrases mon fils et moi avions sans aucun doute, un degré de lecture différent. Au départ, une bonne idée sur la liberté de choisir l'être aimé, au final pas de coup de coeur pour moi.

    Et pour finir, un chouette album dans lequel un homme très grand vit avec une femme toute petite. Le pauvre monsieur-cabosse-webhomme ne cesse de se cogner la tête partout. Alors son épouse cherche tout un tas de moyens pour régler le problème. Bien évidemment, ça ne marche jamais et on rit de page en page des déconvenues de notre pauvre monsieur Cabosse. La fin est savoureuse et je valide le choix du couple à 100%. Mon fils et moi, vous le conseillons si vous souhaitez passer un moment de bonne humeur.

 

 

mercredi 

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samedi 7 avril 2012

Tout ce que nous aurions pu être toi et moi si nous n'étions pas toi et moi d'Albert Espinosa

 albertespinosa   J'ai lu cet excellent roman il y a quelques semaines car les éditions Grasset ont eu l'immense sympathie de me convier à un déjeuner afin de recontrer l'auteur. J'avais lu, enfin dévoré, le roman l'avant-veille et la discussion avec l'auteur fut la cerise sur le gâteau. Albert Espinosa est un homme à la fois brillant et d'une modestie impressionnante. L'entendre parler de son roman mais également de ses projets a été un réel plaisir !

    Revenons-en à ce livre-ovni qui sera en librairie demain et sur lequel j'espère que vous allez vous précipiter. Marcos vit à Madrid dans un futur très proche, qui pourrait bien être le nôtre. Il vient de perdre sa mère et se demande comment vivre sans cette femme qui lui a tout appris et le pousse en avant depuis toujours. Il attend, au moment où commence le roman, le remède qui va lui permettre, comme d'autres avant lui, de cesser de dormir. De plus, Marco a un don : il voit les souvenirs des autres. Et ce jour-là, la police va encore faire appel à lui. Un homme étrange prétend être un extra-terrestre. Il va donc rencontrer celui que tous nommennt déjà "l'Etranger". Ce dernier a le même don que lui et va lui demander de l'aider à s'échapper.

    Il devrait vous suffire, chers lecteurs, de me faire confiance et de lire ce roman, de savoir que j'ai corné un nombre impressionnant de pages tant certaines phrases ont résonné en moi par leur simplicité et leur justesse. Mais je sais bien que ce n'est pas aussi facile.

    Ce roman, qui flirte avec la science-fiction sans pour autant s'inscrire dans le genre, est davantage une fable sur la difficulté d'aimer en général. C'est un roman qu'on lit d'une traite, qui nous happe et nous vole au réel. Et pourtant cette histoire pourrait bien être la nôtre.

     N'hésitez pas et lisez-le sans attendre ! D'autres que moi l'ont déjà lu : L'Irrégulière, Tamara

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vendredi 6 avril 2012

Les séparées de Kéthévane Davrichewy

    J'avais fondu sur son dernier roman, La Mer Noire, alors je trépignais de lire Les séparées dans l'attente de Khétévane-Davrichewy-Les-séparéesrelire un roman qui saurait me faire vibrer.

    Ce roman est très différent du précédent et c'est tant mieux. Voilà l'histoire de deux femmes qui se connaissent depuis l'enfance. Elles ont été si liées que la déchirure a été violente et inévitable à la fois. Et un jour, Cécile veut voir Alice, c'est urgent, dit-elle. La rencontre est tendue, infructueuse...

    La suite du roman est polyphonique. D'un côté, Cécile, dans le coma, pense à Alice et s'imagine tout ce qu'elle pourrait lui dire. Alice, elle, fait le bilan, se souvient et cherche à savoir pourquoi tout a dérapé entre elles. Et les deux récits nourrissent le lecteur de ce qu'a été cette amitié et des liens se tissent forcément entre les deux voix, dévoilant pas à pas de lourds secrets. Mais la vie n'est-elle pas faite ainsi ?

    Encore une fois, l'auteur a su percuter mon coeur. Et pourtant, je ne m'y attendais pas, me pensant très loin des histoires et préoccupations de ces deux femmes, fâchées selon moi au départ pour des broutilles. Et petit à petit, je n'ai pu cesser de tourner les pages, emportée par le petit quelque chose indéfinissable qu'a l'écriture de l'auteur mais surtout par ce qu'elle crée avec ses personnages. Ainsi j'ai été bouleversée par l'histoire de Philippe, le frère de Cécile, sans doute mon personnage préféré de l'histoire.

    Ce roman est à mon goût une petite pépite, un de ces romans qui vous prend par la main, mine de rien, sans prétention affichée et qui vous retourne la tête et le coeur. Ou alors, au final, c'est juste qu'il a réussi à parler à mon coeur de lectrice car il est arrivé au bon moment. Lisez-le et revenez me donner votre avis.

    Retrouvez aussi les avis de Kathel, Un autre endroitClara, La Marette et Noann.

    Livre lu dans le cadre du prix de Express

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jeudi 5 avril 2012

Tangente vers l'est de Maylis de Kerangal

tangente vers l'est    Depuis son précédent roman, ma curiosité avait été titillée et j'avais envie moi aussi de découvrir cette plume.

    Tangente vers l'est est un roman très court dans lequel une plume ample se déroule pourtant. 

    Au milieu de seize soldats en route vers l'Est, tous à l'image de leur uniforme, il y a Aliocha embarqué lui aussi certes mais qui n'a aucune envie ni d'en être, ni de s'assimiler au groupe. Et puis dans ce train, il y a aussi Hélène, la française fuyant un pays qu'elle n'aime pas, non comblée par l'amour qu'elle avait cru trouver. Au détour d'une cigarette, leurs destins vont se croiser et des liens ambigüs et contradictoires vont se nouer.

    C'est un très étrange roman, je trouve. D'un côté, je vais vous en faire l'éloge et de l'autre vous avouer que malgré tout je n'ai pas été embarquée. L'auteur parvient à créer en très peu de pages une histoire et des personnages fort denses. Elle parvient également à installer deux atmosphères, si je puis dire. Une oppressante à l'intérieur du train, avec ces militaires et surtout cet Aliocha qui m'a vraiment mise mal à l'aise tout du long. Et puis il y a la description de l'extérieur du train, cet impression de liberté et d'infini qui s'en dégage. Et puis ce roman, c'est aussi une plume très particulière. Maylis de Keragal écrit en se jouant de la syntaxe, au final. Si le style est maîtrisé de bout en bout, cette phrase qui s'étale à l'infini, utilisant à foison le discours indirect libre, mêlant sans vergogne un style châtié à une très grande oralité, je dois reconnaître que cette plume a été pour moi un frein à  la lecture. Les personnages insaisissables, la syntaxe déroutante et l'extrême brièveté du roman m'ont laissée sur le quai alors que j'ai envie de dire que ce roman est de qualité. C'est un peu fou, au final.

 

    Je vous invite à lire les avis enthousiastes de Leiloona et Céleste mais également celui d'Un autre endroit, perplexe, comme moi.

    Livre qui s'inscrit dans la sélection du prix de Express

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mardi 3 avril 2012

Le premier mardi, c'est permis (12)

    Bonjour à tous qui suivez avec attention ce rendez-vous mensuel et sensuel ! Ce mois-ci, je reviens à une valeurune-lady-nommee-passion sûre : le Passion Intense avec un titre découvert chez Noukette qui le fait d'ailleurs voyager. Mais comme certains maillons mettent parfois du temps à lire leurs livres voyageurs, je me suis empressée de l'acheter.

    Dès le titre, chers lecteurs, on sait que le roman qu'on a sous la main va être d'une facture littéraire à toute épreuve. Non seulement, on ne va pas frayer dans n'importe quel milieu mais en plus, s'appeler Passion, les filles, ce n'est pas donné à tout le monde Dieu merci

    Si certains titres lus les mois précédents m'avaient semblé un peu fadasses, ce Passion Intense marque le retour de scènes de jambes en l'air de haute voltige, si je puis me permettre de filer la métaphore.

    Passion est une jeune veuve très vertueuse, qui prie beaucoup et lit les Evangiles. Mais quand elle croise Mark au Crystal Palace derrière un paravent du Moyen-âge, à côté d'un prie-Dieu et d'une Bible, elle dérape... En effet, chers lecteurs, dès les premières pages, notre Passion va s'offrir au séduisant Mark et toucher d'entrée de jeu la taille de son érection. Eh oui, Passion, elle, sait bien qu'il faut tâter la marchandise et s'éviter ainsi les mauvaises surprises... Et jour après jour, les amants vont s'y retrouver et recommencer. J'entends déjà vos langues perfides crier à l'invraisemblance. Sachez que l'on s'en moque car les scènes érotiques sont très bien troussées à l'image de l'héroïne ahum et qu'au fond bien au fond on rêve toutes de moments volés n'importe où.

    Ensuite, sachez que les personnages sont vraiment très bien campés et que l'on peut sans peine s'assimiler à eux. Ainsi je me suis sentie très proche de Passion quand elle s'écrie : " Je ne me suis jamais déshabillée devant un homme". De même, Mark est un personnage accessible et lucide qui reconnaît humblement n'avoir "jamais dit de choses aussi ridicules jusqu'ici". Passion sait d'ailleurs comment redre un homme amoureux et je vais vous en livrer le secret ! Elle offre à son homme un chocolat chaud et non de l'alcool comme peuvent le faire toutes les autres femmes recontrées par Mark auparavant. Et ce geste lui va droit au coeur, si si ! Et puis Passion est une femme courageuse et aimante qui va accepter de prendre en entier le s**e énorme de son compagnon, à jamais reconnaissant qu'on ait pu le prendre sans réserve... on est en droit de se demander si le pauvre homme a l'attribut d'un équidé ou si les femmes de l'époque étaient vraiment étroites... les fantasmes de ce type sont un topos des romas du genre, je crois.

    N'oublions pas de signaler que ce roman foisonne de références mythologiques, rien que pour vous avides de culture : Laocoon, Aphrodite et Héphaïstos inspirent nos personnages. 

    Toute blague mise à part, j'ai bien aimé ce roman, hautement sensuel même si Passion découvrant la fell****n ne se voit pas rendre la politesse (d'ailleurs trop peu de scènes de ce genre dans les romans que j'ai pu lire...). Et je dois reconnaître qu'une fois passées les scènes derrière le paravent, une histoire assez bien menée voit le jour. Mark est victime d'un odieux chantage qui va devoir le forcer à en épouser une autre pour sauver l'honneur de son frère. Et il faut reconnaître que ça se laisse bien lire, même si on n'est pas trop inquiet quant à l'issue finale du roman.

     Et vous, qu'allez-vous m'avouer ? Cess et Fashion ont sombré dans le SM mais ça fait longtemps que ça couvait, Jérome lit son premier Harlequin Spicy, Patacaisse s'ennuie avec un Harlequin, Noukette nous montre à quel point elle suit l'actualité politique, Emma et l'Irrégulière jouent avec le feu, Liliba n'a pas fantasmé, Au fil des plumes a tenté la poésie, Sarah a fait connaissance avec mon bigleux préféré...

 

mardi c'est permis 

challenge amoureux  tour des genres 

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